En tout, depuis que le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, lors de ses vœux de nouvel An a décrété 2025 comme Année de la culture, le département de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme sous le leadership du ministre Mamou Daffé multiplie les initiatives et les actions de revalorisation de notre culture. C’est dans cet esprit qu’il a été initié le projet Culture Mali 2025 pour impliquer davantage les artistes maliens dans le processus en choisissant chaque mois un parrain parmi eux.
Le concept de parrainage du mois consiste à désigner chaque mois, une personnalité du monde de la culture et des arts du Mali comme parrain des événements, apportant son prestige et son rayonnement pour célébrer l’Année de la culture et renforcer la visibilité et l’attractivité des événements parrainés.
Le parrain du mois d’avril est un artiste de talent exceptionnel, qui n’est plus à présenter au public malien pour avoir pris part ou organisé de grands événements comme le festival sur le Niger, la Rencontre africaine de la photographie ou la biennale artistique et culturelle du Mali. Il s’agit bien d’Abdoulaye Konaté, artiste plasticien qui dissémine un bout du Mali aux quatre coins du Monde avec ses œuvres exceptionnelles et unique dans son style.
Ce choix du département en charge de la Culture n’est pas fortuit, car l’homme est aussi un pédagogue qui a enseigné pendant près de 30 ans dans les écoles et centres de formation au Mali et ailleurs dans le monde. Sa désignation comme parrain du mois d’avril lui offre l’opportunité d’expliquer l’importance de nos valeurs à la nouvelle génération, mais aussi à son public ainsi qu’aux passionnés d’art.
C’est donc un homme connu dans le monde de l’art. «J’aurais embrassé le métier de médecin si je ne devenais pas artiste», dit l’artiste. Après son diplôme en art plastique à l’Institut national des Arts de Bamako, il s’envole pour des études supérieures à La Havane (Cuba) entre 1978 et 1985. À son retour au pays, il travaille successivement au niveau de plusieurs directions du département en charge de la Culture avant de prendre les rênes du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté.
C’est en 1996 lorsqu’il remporte le Grand prix de la Biennale des arts de Dakar appelée «Dak'Art» que Abdoulaye Konaté se revèle au grand public africain. Avec son installation «Les Chasseurs», le plasticien malien venait d’ouvrir une autre voie à cet art sur le continent. Depuis 1998, une œuvre «Protection des fonds de mer» est gravée en faïence dans une station de métro de Lisbonne au Portugal. Il est également lauréat du très convoité prix Passeport (créateurs sans frontières) de Cultures France en 2008.
Le natif de Diré a été fait officier de l’Ordre national du Mali en 2009, Chevalier de l’Ordre national en 2002 puis Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de France. Son choix par le ministre se justifie amplement pour booster les activités de l’Année de la culture à travers son immense expérience et son carnet d’adresses dans le monde des arts et de la culture. Abdoulaye Konaté mettra tout son talent au service du rayonnement de la culture, mais aussi surtout des activités programmées ce mois d’avril dans le cadre de l’Année de la culture.
Youssouf DOUMBIA
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..
Dans le cadre de la Journée mondiale de la photographie que consacre le 19 août de chaque année, le directeur artistique de l’Association Yamarou photo a accordé une interview à L’Essor. Dans les lignes qui suivent, Seydou Camara traite de plusieurs aspects de la photographie contemporaine.