#Mali : Notre santé, La dialyse : Un traitement pour épurer le sang

La fonction rénale est vitale et nécessaire au maintien de la vie. Pour les personnes qui n’ont pas cette fonction, ils font recours à une méthode qu’on appelle dialyse.

Publié lundi 19 février 2024 à 07:40
#Mali : Notre santé, La dialyse : Un traitement pour épurer le sang

Cette dialyse comme le dit si bien Dr Samba Konaré est le nom commun utilisé pour la plupart des traitements pour l’épuration extra rénal. L’épuration extra rénale est une méthode utilisée pour venir en aide aux reins défaillants. Il peut s’agir d’une insuffisance rénale aiguë ou d’une insuffisance rénale chronique.

Le médecin néphrologue du Centre de dialyse à l’hôpital de district de Lafiabougou précise que le rein défaillant n’est pas en mesure de faire l’excrétion, l’élimination des déchets ou ses fonctions hormonales. C’est pourquoi, l’épuration extra rénale est utilisée pour épurer les déchets du sang et éliminer les toxines de l’urine. Il existe deux types de dialyse : l’hémodialyse et la dialyse péritonéale. D’après le néphrologue, notre pays fait plus  d’hémodialyse conventionnelle, une méthode utilisée pour épurer le sang des déchets.

L’hémodialyse consiste à travailler sur le sang du malade par la fistule artério-veineuse pour faire circuler le sang. Pour ce faire, le toubib dit qu’il faut deux aiguilles. La première amène le sang pour le nettoyer. Le sang sort par cette première aiguille pour venir dans un rein artificiel. Il indique que c’est ce rein artificiel qui va assurer la fonction du rein défaillant. Après nettoyage le sang est retourné chez le malade par une autre aiguille. Pour cette séquence, il faut une durée moyenne de 4 heures de temps. Le médecin insiste sur le fait que l’hémodialyse doit être une prescription spécialisée faite par le médecin. La moyenne doit être 12 heures de temps en raison de 3 séances par semaine. Mais le néphrologue dit qu’au Mali, nous sommes à  8 heures par semaine. Lors des séances d’hémodialyse, il faut utiliser l’héparine pour éviter la coagulation du sang.

Chaque fois que le sang est en contact avec le rein artificiel, celui-ci élimine les déchets toxines urémiques et l’excès de liquide. Dr Konaré dit que ces éliminations sont naturelles chez une personne qui a une bonne fonction rénale normale. «Lorsque que nous mangeons et buvons, nous devons uriner chaque fois et l’excès de ces toxines sont éliminés par l’urine normale», souligne le praticien, avant de préciser que les patients souffrant d’insuffisance rénale ne sont pas en mesure d’amener ces déchets hors de l’organisme, même en urinant.

C’est pourquoi, il y a une accumulation des déchets toxiques chez eux. À la fin de la séance, la totalité de sang du malade est retournée au malade. Le malade peut manger avant et pendant la séance de dialyse. Sur ce point, il soulignera qu’il y a des malades diabétiques ou des enfants qui ne pourront pas faire 4 heures sans manger.

Pour une bonne séance de dialyse, Dr Konaré rappelle qu’il y a des principes à respecter. «Nous examinons le malade bien avant sa séance de dialyse, nous prenons les chiffres tensionnels, la température, nous vérifions chez les malades diabétiques la glycémie», indique t-il, avant de préciser que si ces paramètres sont normaux, le malade peut rentrer avec sa fiche médicale remplie par le médecin néphrologue et commencer sa séance. Par contre, si le malade a de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une infection sévère, la séance de dialyse est suspendue.


Il faut noter que lors de la séance de dialyse, des complications peuvent survenir comme l’hypotension, l’hypoglycémie, des poussées hypertensives, des vomissements et saignements. Mais, le médecin spécialiste de néphrologie rasure que ces cas sont, pour la plupart, corriger par les infirmiers lors de la séance. En fin de dialyse, c’est l’hypoglycémie, des crampes musculaires, une fatigue exagérée et des poussés hypertensives. Après la séance, le toubib dit que s’il n’y a pas d’incident, le malade peut directement rentrer à la maison.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : People : Mariam Ba annonce sa séparation avec Abou Sy

La chanteuse Mariam Ba Lagaré, connue sous le sobriquet «Dougouwili Mamou», a annoncé ce week-end sa séparation avec son époux, le guitariste Abou Sy, après plusieurs années de mariage..

Lire aussi : Nécrologie: Yacouba Doumbia, ancien directeur de la télévision nationale, n'est plus

L’ancien directeur de la télévision nationale, Yacouba Doumbia est décédé, ce vendredi 3 avril à l’âge de 70 ans. L’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) a annoncé la triste nouvelle sur Facebook..

Lire aussi : Hommage : Mme Sangaré Oumou Bah, un cas d’école, une vie d’exception

Mme Sangaré Oumou Bah, ancienne ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, s’en est allée à l’âge de 79 ans. Et avec elle, c’est une lumière rare qui s’éteint dans le cœur de nombreuses femmes, de nombreux enfants et de toute une nation aujourd’hui inconso.

Lire aussi : Kati : La Police démantelle un réseau de trafiquants de carburant

-.

Lire aussi : Kayes : Un incendie fait trois décès

Le site des Bozo sur la berge du fleuve Sénégal dans la ville de Kayes, a été victime d'un incendie ce mercredi 01 avril aux environs de 8 heures. L'incident a causé trois décès dont deux enfants (une fille et un garçon) et une femme enceinte, issus tous de la même famille..

Lire aussi : Enfants talibés : de la solidarité à la dérive sociale

L’érosion de la solidarité communautaire et la dégradation de la formation coranique ont précarisé l’avenir des talibés et suscité de dangereuses dérives.

Les articles de l'auteur

Variole simienne (Mpox) : Une maladie à déclaration obligatoire

La variole simienne (Mpox) dont notre pays vient d’enregistrer un cas est une maladie infectieuse contagieuse due à un virus de la même famille que la variole humaine..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 08 décembre 2025 à 08:10

Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Communément appelée keratodermie palmo-plantaire, «seprin et boloprin» en langue «bamanankan», la pathologie est assez répandue pendant la saison froide avec le vent frais qui souffle. C’est surtout l’exposition des extrémités, c’est-à-dire la paume des mains ou la plante des pieds qui peuvent favoriser cette maladie..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 01 décembre 2025 à 09:00

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner