La mobilisation de toutes les forces est nécessaire afin de minimiser les dégâts
Depuis
quelques jours, notre pays enregistre des quantités importantes de pluies qui
occasionnent des inondations, font des sinistrés et causent des pertes en vies
humaines. Des dégâts matériels importants sont également constatés dans
certaines localités. Face à cette situation, le secrétaire général de la mairie
de Kati, Zanga Dao, a déclaré que l’heure est grave, car le Mali quitte une
société de risque pour celle de catastrophe systémique. Pour lui, le temps de
discours est révolu, il faut agir, car cette catastrophe interpelle tous les
Maliens.
À cet effet, chaque citoyen doit avoir constamment à l’esprit que
l’assainissement le concerne, que les déchets sont nos «ennemis». Et surtout de
dire non aux dépôts anarchiques des ordures.
Pour sa
part, le président de l’Amata, Badra Aliou Sangaré, a dressé un tableau noir de
la situation avec 122 cas d’inondations enregistrés dans 17 régions et le
District de Bamako. Ces inondations ont touché 7.077 ménages soit 47.374
personnes sinistrées dont 14.451 hommes, 13.576 femmes et 19.347 enfants. Il a
été constaté également des cas d’effondrement de maisons, des cas de foudre et
de vents violents dans certaines régions, a détaillé le président de l’Amata.
Badra Aliou
Sangaré a rappelé que plusieurs mesures fortes ont été prises par le
gouvernement. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction formelle d’attribution
de parcelles à usage d’habitation dans les zones inondables, le curage des
caniveaux, des collecteurs obstruant des voies d’écoulements d’eau. Le
président Assimi Goïta a aussi demandé au gouvernement de mobiliser 4 milliards
de Fcfa pour faire face aux conséquences des inondations, dans le cadre de la
déclaration de l’état de catastrophe nationale et la poursuite de la
sensibilisation sur les risques d’inondations.
«Agissons ensemble, pour réduire
les risques d’inondations et ainsi protéger nos vies, nos biens et notre
environnement», a sensibilisé Badra Aliou Sangaré. Il a partagé quelques
conseils précieux à respecter en période d’hivernage à savoir : rester dans un
endroit sécurisé, surveiller l’écoulement des eaux de pluies, la montée des
eaux, s’arrêter en lieu sûr quand vous conduisez une voiture et mettre les feux
de détresse en marche...
Le 1er
adjoint au préfet a affirmé que notre pays est loin d’être épargné par le
changement climatique. À cet égard, dira Issa Pléa, depuis 1998, le Mali s’est
doté d’une Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE), puis
depuis les Assises nationales de 2009 sur l’environnement, d’autres stratégies
et politiques comme la Politique nationale de changement climatique, le Cadre
stratégique d’investissement et de gestion des terres (CSI-GDT) et la Politique
nationale de l’assainissement ont été mises en œuvre pour renforcer la PNPE.
Pour finir, le représentant du chef de l’exécutif local a invité la
population à analyser les risques liés
aux inondations ainsi que les capacités, les vulnérabilités et menaces afin de
proposer des actions concrètes pour réduire l’impact sur la population exposée
aux pluies diluviennes et aux risques d’inondations.
Maïmouna SOW
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