Le projet a été lancé par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué (c)
Il a été lancé vendredi dernier, dans un hôtel de la place, par le
ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou
Kassogué. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de l’USAID Mali,
Oghale Oddo et du directeur de l’USAID Sariya Bato, Me Jean Lavoie.
Le projet,
d’une durée de 5 ans, coûtera environ 9 milliards de Fcfa. Il vise à renforcer
des institutions du secteur de la justice, en permettant d’améliorer la
compétence et la transparence des tribunaux et autres institutions judiciaires.
Il s’agit également d’améliorer l’accès à la justice, en ciblant les
populations les plus vulnérables et en renforçant les mécanismes favorisant une
justice plus inclusive.
À cela s’ajoute la lutte contre la corruption et la
mise en place de mécanismes de contrôle, afin de promouvoir l’intégrité et la
transparence au sein du secteur judiciaire, la protection des droits de
l’Homme, en soutenant les réformes législatives et les initiatives visant à
défendre les droits fondamentaux des citoyens maliens.
Pour le
Garde des Sceaux, Sariya Bato, qui est le fruit d’un partenariat dynamique et
exemplaire entre le ministère de la Justice et l’USAID, est destiné à renforcer
notre système judiciaire et offrir aux Maliens, une justice accessible,
moderne, efficace, respectée et respectable. Le département en charge de la
Justice fonde beaucoup d’espoir sur ce nouveau projet dont la mise en œuvre
devra permettre de consolider et de parachever les acquis du Projet «Mali
justice project», 2016-2022, incluant une prolongation de deux ans.
Mali
justice project (MJP) est un financement de l’USAID pour un coût de près de 20
milliards de Fcfa. Le ministre Kassogué a affirmé que son département, ses
services et organisations partenaires attendent une collaboration et une interaction
très efficaces de manière à favoriser l’atteinte des objectifs. C’est pourquoi,
une attention particulière devra être accordée à l’opérationnalisation de la
carte judiciaire, en particulier dans les régions du centre et du nord.
Il
faudra également privilégier le renforcement des capacités de l’ensemble des
acteurs concernant les statuts de la magistrature et des greffiers ainsi que le
Code pénal et le Code de procédure pénale récemment adoptés par le Conseil
national de Transition (CNT). Mais aussi à l’élaboration, en cours, du nouveau
Programme décennal pour le développement du secteur de la justice devant
succéder à la Loi d’orientation et de programmation 2020- 2024 en voie
d’achèvement.
Mamoudou
Kassogué a relevé que le lancement de ce nouveau projet a lieu à un moment où
la justice malienne a amorcé un nouveau tournant consécutif à un vaste
programme de réformes législatives, structurelles, institutionnelles et
organisationnelles d’envergure dont le dernier évènement en date constitue
l’adoption récente du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale
par le CNT.
«Ces deux Codes, générationnels, modernes et agrégeant les textes
pénaux dans tous les domaines de la vie économique, sociale et politique, sont
porteurs d’un renouveau pour le système pénal en perpétuelle mutation pour plus
de célérité et d’efficacité dans le traitement des dossiers tout en
garantissant mieux le respect des droits et libertés des citoyens», a souligné
le ministre Kassogué.
Le
directeur de l’USAID Mali a expliqué l’importance de Sariya Bato, en indiquant
que si les citoyens maliens comprennent mieux leurs droits et voient un système
judiciaire efficace et intègre, ils développeront une confiance renouvelée dans
leurs institutions, essentielle pour le développement durable et la paix.
«Aujourd’hui, nous ne lançons pas seulement un programme, mais nous réaffirmons
un engagement profond pour la justice et la paix au Mali…», a assuré Oghale
Oddo.
Quant au directeur de l’USAID Sariya Bato, Me Jean Lavoie, il a souligné que ce projet aura pour vocation de rapprocher davantage les citoyens de la Justice, d’avoir l’opportunité de comprendre leurs droits et obligations et de les mettre en valeur.
Jessica K. DEMBELE
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