Des producteurs ont évoqué des problèmes, notamment l’apparition de nuisibles sur les cultures, telles que les jacides piqueurs suceurs sur le cotonnier
Durant son séjour, le chef du
département en charge de l’Agriculture a rencontré les exploitants agricoles et
suivi la physionomie de la campagne agricole 2024-2025. L’objectif était
d’avoir un aperçu général sur la situation de la campagne et aussi sur les
contraintes dans lesquelles, elle a démarré. La tournée a débuté dans la
localité de Touna, située dans le Cercle de Bla, où la délégation a échangé
avec les producteurs sur les difficultés liées au démarrage des activités de la
campagne agricole. La délégation s’est ensuite rendue à Nèguéna dans la même
localité.
Dans ces différentes zones
visitées, les producteurs sont confrontés, notamment à l’apparition de
nuisibles sur les cultures, telles que les jacides piqueurs suceurs sur le
cotonnier. S’y ajoutent un faible traitement des cultures et des problèmes liés
à l’excès de la pluviométrie sur certaines cultures sensibles à l’eau. Partout
où la délégation est passée, elle a assuré les producteurs du soutien et des
encouragements des autorités. Et surtout, elle a prodigué des conseils utiles
aux producteurs sur le calendrier agricole pour la réussite de cette campagne.
Karim Samaké détient 2
hectares de coton et plus de 9 hectares de cultures sèches (mil, sorgho, maïs,
etc.). Ce producteur fait le traitement phytosanitaire de ses cultures chaque
15 jours. Après deux opérations de traitement sur son cotonnier, il peine
toujours à se débarrasser des nuisibles. Cependant, il se dit inquiet avec
l’apparition des insectes sur ses cultures même si pour le moment, aucun cas
d’attaque n’est enregistré.
«Aujourd’hui, nous serons très heureux d’avoir des
pesticides de bonne qualité pour se débarrasser des insectes afin de pouvoir
tirer le maximum de profit», a-t-il plaidé. Au-delà du problème des nuisibles
sur le coton, le producteur se plaint également de l’abondance de l’eau qui
cause des dégâts.
À Nèguéna, lors de la visite
du champ de 2 hectares de coton de Yaya Tangara, la délégation a pu constater
la même présence des insectes piqueurs suceurs des plantes. Bien que l’état végétal
des cultures soit très avancé, la présence de ces nuisibles inquiète le
producteur qui craint cette année, «une chute de sa production».
Pour apaiser les producteurs,
Daniel Siméon Kelema et les experts ont donné des conseils pratiques sur
l’utilisation appropriée des produits phytosanitaires et le traitement des
champs. Par rapport à l’apparition des insectes sur les cultures, il a dit aux
producteurs de suivre le programme de traitement normal des champs, tout en les
rassurant de la disponibilité constante des services en charge de la protection
des végétaux. Il a exhorté l’encadrement à se donner la main afin de fournir
plus de conseils et pratiques appropriés aux producteurs pour pouvoir atténuer
les impacts sur les cultures.
Malgré le démarrage de la
campagne dans ces villages à partir du 15 juin, le ministre a jugé la
physionomie de la campagne rassurante au regard de l’aspect végétatif des
champs et de certaines cultures comme le maïs, le mil et le sorgho. Même si
dans ces endroits, certaines cultures sont plus ou moins inondées, le chef du département
de l’Agriculture a estimé que les paysans ont fait le bon choix pour emblaver
des parcelles avec du sorgho.
Car pour lui, même après le retrait de l’eau, le
sorgho est une culture qui peut reprendre. Après l’étape de Touna et Nèguéna,
Daniel Siméon Kelema et sa délégation ont visité vendredi matin, deux champs de
coton dans les localités de Zankapéla et Nièsoumana. À la différence des autres
localités visitées, les tailles des superficies de ces zones sont relativement
plus grandes. Elles vont de 5 à 15 hectares. Il s’est trouvé également qu’il y
a une grande différence entre les dates des semis. L’état végétatif des champs
dans ces dernières localités est avancé et meilleur.
La densité très moyenne des parasites est aussi sans impacts sur le développement des plantes. Cependant, les producteurs de ces zones réclament l’approvisionnent en intrants agricoles. Visiblement même si les conseils donnés par l’encadrement sont respectés par les producteurs, le ministre leur a tout de même conseillé de revoir l’agenda des traitements des champs.
Makan SISSOKO
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