Plusieurs actes ont été posés dans le cadre de l’amélioration du climat politique et social, souligne le ministre Mahamadou Kassogué (c)
En l’absence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga,
le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou
Kassogué, a présidé la rencontre. Il avait à ses côtés au présidium son
collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les
Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga.
Avant l’entrevue, des termes
de références sur le document avaient été transmis aux ministres. Ainsi, au
cours de la rencontre, après les mots d’introduction du président de la
Commission, différents ministres ont partagé leurs appréhensions et
préoccupations. Ils ont par exemple précisé que la diplomatie coutumière, les
questions de la culture, des traditions, les concepts endogènes culturels de
chez nous, entre autres, demeurent la base du document. La Commission a
expliqué que, seulement, une synthèse a été transmise au gouvernement.
En outre, le président
Ousmane Issoufou Maïga a souhaité de la part du gouvernement, des actions ou
plutôt des mesures transitoires pour décrisper la situation qui prévaut dans
notre pays. Tant sur la scène politique qu’au niveau de la vie socio-économique
des populations, aussi bien pour le dialogue avec des groupes hostiles à
l’État. Les chefs des départements ministériels ont accepté de répondre à cette
demande à travers une note écrite.
En attendant, le ministre de
la Justice s’est étalé sur le sujet. Selon Mahamadou Kassogué, le gouvernement
est déjà à pied d’œuvre pour satisfaire le peuple. Plusieurs actes ont été
posés dans le cadre de l’amélioration du climat politique et social. Il citera
la signature du Pacte de stabilité entre le gouvernement, les syndicats et le
Patronat, la levée du décret de suspension des activités des partis politiques
et des activités à caractère politique des associations, la poursuite de la
dépolitisation de l’administration, récemment la grâce présidentielle accordée
à près de 400 prisonniers, entre autres.
Également, il a été demandé à
la Commission de rester fidèle à l’esprit de la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale. «Il nous faudrait construire un État fort, juste et
légitime qui satisfait aux besoins de la population…
Nous allons demander à la
Commission de nous sortir une Charte flexible prenant en compte l’évolution,
c’est-à-dire, les générations futures», a-t-il suggéré. Le ministre de la
Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a assuré de la disponibilité
du gouvernement et a encouragé la Commission à poursuivre l’amélioration du
document. «La Charte ne sera pas mise aux placards. Elle sera un document cadre
et mise en œuvre», a-t-il promis.
Oumar DIAKITE
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