Lutte contre l’extrémisme violent : L’OCGS fait son diagnostic

Dans le cadre du Projet d’appui à la réduction de la violence dans le Liptako-Gourma, l’Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité (OCGS) a organisé hier dans un hôtel de la place, l’atelier de restitution des rapports de deux études.

Publié mercredi 26 juillet 2023 à 05:19
Lutte contre l’extrémisme violent : L’OCGS  fait son diagnostic

                                       Les officiels lors de la présentation des résultats de deux études menées par l’OCGS

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence de l’ambassadeur du Royaume de Norvège au Mali, Rigmor Elianne Koti et de nombreux autres invités.

L’objectif de la session est de présenter les résultats de deux études menées par l’OCGS. Il s’agit de l’enquête d’opinion auprès des personnes impliquées dans l’extrémisme violent et des témoins oculaires dans les Régions de Ségou et de Mopti ; l’étude comparée des stratégies et politiques nationales du Burkina Faso, du Mali et du Niger en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a souligné que le Mali fait face à la fois à des activités terroristes, à la criminalité transfrontalière, aux conflits communautaires et autres formes d’insécurité. Le colonel Abdoulaye Maïga a mis l’accent sur les différentes politiques et stratégies initiées par le gouvernement en vue de renforcer la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale ainsi que la stabilité.


S’y ajoute la lutte contre l’extrémisme violent. «Il est important que le développement durable nous implique tous», a martelé le ministre d’État. De son avis, le travail de recherche permettra d’ouvrir des perspectives que la Transition saura exploiter pour mieux prévenir et lutter contre l’extrémisme violent et le terrorisme. 

Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume de Norvège a dit que les pays du Sahel constituent une région où la violence et le terrorisme touchent de plus en plus des populations civiles. Ajoutant qu’au cours des dernières armées, la zone a subi l’augmentation la plus rapide des activités d’extrémistes violents en Afrique.


Selon elle, la région est au cœur des réseaux criminels et de divers trafics illégaux marquant «une augmentation de la violence entre éleveurs et agriculteurs». Rigmor Elianne Koti est convaincue que pour trouver une solution à la crise au Sahel, «il faut une approche holistique, qui inclut aussi des réformes politiques et sécuritaires». Tous ces pays ont des stratégies et des politiques différentes pour combattre cette violence. Malgré tout, a-t-elle indiqué, son pays soutient les initiatives de paix et de réconciliation.

Le secrétaire exécutif de l’OCGS a affirmé que la rencontre est un cadre de restitution pour les travaux de recherche que l’Observatoire a menés au cours  des cinq derniers mois. Le but est d’améliorer les connaissances sur les phénomènes qui alimentent l’insécurité dans les Régions de Ségou et Mopti.

Ce faisant, il est idoine de comprendre les décalages entre les différentes réponses, a souligné Baba Dakono, affirmant que les acteurs ont une capacité transnationale. «Nous avons en face des membres de groupes violents qui sont capables de se mouvoir d’un pays à l’autre souvent sans grande difficulté. Il est important pour ces trois pays d’avoir une approche commune», a fait savoir le secrétaire exécutif Baba Dakono.

Pour le secrétaire exécutif de l’OCGS, de plus en plus les études démontrent que les facteurs qui poussent les gens à rejoindre ces groupes terroristes sont multiples. «Ils vont des questions de protection à des questions économiques et sociales», a-t-il expliqué.   

Namory KOUYATE

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