Sur les photos1) Mamadou Sidibé filme avec la caméra 35mm et Boubacar Sidibé est son assistant. 2) Mamadou Sidibé est le cameraman, feu Harouna Racine Keïta et feu Mamadou N’Diaye sont ses assistants. 3) Mamadou Sidibé est décoré par les autorités, Chevalier de l’Ordre national. 4) Mamadou Sidibé est avec le président Modibo Keïta
Mamadou Sidibé était bien plus qu’un simple technicien. Il était un symbole de passion, d’engagement et d’excellence. Chaque jour de sa vie, il insufflait à son travail une énergie incroyable, une détermination sans faille à faire briller les étoiles du cinéma malien. Sa présence était magnétique, sa voix résonnait comme une mélodie inspirante. Il était l’incarnation de la créativité et de l’art, un homme à la fois humble et puissant, humble dans son amour pour le cinéma et puissant dans son influence sur les générations futures.
Les images qui me viennent à l’esprit sont gravées dans ma mémoire. Je vois Mamadou Sidibé manier avec maestria une caméra portable 35 mm, capturant les moments magiques qui ont ébloui nos écrans. Son regard était vif, son talent inégalé. Accompagné de son fidèle assistant, Boubacar Sidibé, ils formaient une équipe d’artistes, unis par la passion commune de raconter des histoires, de capturer des émotions, de transmettre des messages.
Je me souviens également de l’instant où Mamadou Sidibé se tenait fièrement aux côtés du président Modibo Keita. Ce moment témoignait de la reconnaissance de son immense contribution au cinéma malien, mais aussi de son engagement envers notre culture et notre identité. Mamadou Sidibé était un ambassadeur du patrimoine malien, un gardien des trésors enfouis dans nos terres, un héros méconnu qui méritait d’être célébré.
Et aujourd’hui, en contemplant ces images, une émotion m’envahit. C’est une émotion faite de gratitude, de respect et d’admiration. Grâce à Mamadou Sidibé, je suis devenu le réalisateur que je suis aujourd’hui. Ses mots résonnent dans mon esprit, sa voix réconfortante me guide sur le chemin de la création. «Boubacar, tu as et tu auras toujours mon aide, car nous avons le devoir de faire connaître et de promouvoir notre culture.» Ces paroles, simples mais puissantes, ont changé ma vie. Elles ont allumé en moi une flamme qui ne s’éteindra jamais.
Mamadou Sidibé était un véritable visionnaire. Il savait que le cinéma était bien plus qu’un simple divertissement. Il était un moyen de préserver notre héritage, de donner une voix aux sans-voix, de briser les barrières et de nourrir
Les rêves de tout un peuple. Son dévouement à l’industrie cinématographique malienne était sans égal. Il était prêt à tout donner pour que notre culture, nos traditions et nos valeurs soient portées haut et fort à travers le monde.
Aujourd’hui, je suis ici pour rendre hommage à cet homme extraordinaire, pour célébrer sa vie et son héritage. Mamadou Sidibé, tu resteras à jamais gravé dans nos mémoires, ta présence continuera de briller à travers les films que tu as aidé à créer, les histoires que tu as contribué à raconter. Ton départ nous laisse un vide immense, mais nous garderons ta flamme vivante, nous perpétuerons ton amour du cinéma et de la culture malienne.
Mamadou Sidibé, maestro de nos âmes, repose en paix. Que ton voyage vers l’éternité soit doux et paisible. Aujourd’hui, nous pleurons ta perte, mais nous célébrons aussi ta vie et l’héritage que tu nous as laissé. Puissions-nous, à notre tour, inspirer les générations futures et perpétuer ton oeuvre avec amour, passion et détermination.
Dans la Maison des cinéastes du Mali, nous nous souviendrons toujours de toi, Mamadou Sidibé, avec un profond respect et une gratitude infinie. Tu étais un géant du cinéma malien, un guide et un mentor pour nous tous. Que ton nom résonne à jamais dans les couloirs de notre industrie cinématographique, rappelant à chacun de nous la grandeur de ton héritage.
Aujourd’hui, nous nous unissons pour célébrer et magnifier Mamadou Sidibé, ainsi que tous les techniciens et comédiens disparus qui ont contribué à faire briller le cinéma malien. Leur héritage vivra à travers nous, et nous ferons en sorte que leur mémoire soit honorée à chaque fois que les projecteurs s’allumeront, que les caméras tourneront et que les histoires continueront d’être racontées.
Boubacar SIDIBÉ
Scénariste/Réalisateur
Président de la Maison des cinéastes du Mali
Administrateur des arts et de la culture
Chevalier de l’Ordre national du Mali
Rédaction Lessor
L’humoriste Souleymane Keïta, plus connu du grand public sous le nom de « Kanté », a été élevé ce vendredi 13 mars 2026 au grade de chevalier du Mérite des Arts et de la Culture..
La 9è édition du Festival Ali Farka Touré se tiendra du 23 au 29 mars prochain à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako sous le thème : «Ali, 20 ans d’héritage». L’information a été donnée, samedi dernier, lors d’une conférence de presse animée par le président de la Fo.
Désigné parrain des activités culturelles du mois de mars dans le cadre de l’Année de l’éducation et de la culture, Magma Gabriel Konaté, président de la Commission éducation et communication du CNT, en était le principal conférencier.
Dans plusieurs villages du site des Falaises de Bandiagara, les efforts de reconstruction commencent à porter fruits. À ce jour, 170 maisons ont été reconstruites, 9 Togunas réhabilités, 90 greniers mâles et 82 greniers femelles rebâtis, auxquels s’ajoutent 3 maisons destinées aux femmes.
Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a créé le Comité préparatoire de l'Année de l'Éducation et de la Culture 2026-2027. Le décret annonçant la création de cet organe d'une vingtaine de membres a été rendu public ce mercredi 4 mars 2026..
Le «Niôgo» est un ensemble instrumental traditionnel de musique de la communauté Minianka. C’est une forme de percussion qui accompagne toutes les cérémonies au village, notamment les mariages, retrouvailles de jeunes, fêtes traditionnelles et rencontres communautaires et culturelles..