Les
prestations de Neba Solo et de la nouvelle équipe de Kéné star de Sikasso ont
été les temps forts de la cérémonie
À
quelques jours de cette rencontre des balafonistes, une cérémonie de lancement
a été organisée dans la salle de spectacle Lamissa Bengaly de Sikasso. La
cérémonie était placée sous la présidence du chef de cabinet par intérim du
ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia
Mallé. C’était en présence de la gouverneure de la Région de Sikasso, Mme Kanté
Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba,
du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, et d’une forte délégation venue de Bamako pour la circonstance.
À
l’entame de ses propos, le chef de cabinet par intérim du ministère en charge
de l’Artisanat a remercié les autorités administratives et
politiques, les chefs coutumiers pour leur hospitalité légendaire. Il a souligné que la présente
édition s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture, décrétée par le
Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. En outre, Dr Salia
Mallé a
rappelé que le 29 août dernier, le ministre chargé de la Culture, Mamou Daffé,
a présidé le pré-lancement de la 9è édition du Festival international triangle
du balafon à Bamako.
Par ailleurs, il a souligné que l’édition de cette année sera couplée au
lancement du Projet siguida nieta, consacré aux
initiatives locales pour la promotion et la préservation du patrimoine
culturel. Il vise à stimuler les industries culturelles et créatives locales en
lien avec le patrimoine culturel. Elle sera aussi couplée aux Journées nationales du patrimoine
culturel sous le thème : «Place et rôle du maaya ni danbé dans la formation du
Maliden kura».
Le chef de cabinet par intérim a affirmé que l’édition s’annonce très
riche en couleur avec la contribution artistique des pays invités. Il y aura des innovations notoires comme le
Forum de Sikasso qui fera appel aux experts du balafon, la Nuit des lauréats,
l’animation sur les quatre sites off en vue de renforcer l’appropriation du
balafon par les Sikassois, la foire artisanale et la visite guidée.
Quant à la gouverneure, elle a expliqué : «Le balafon n’est pas un simple
instrument de musique, il représente un patrimoine vivant, un symbole de notre
identité collective, un langage universel qui exprime nos joies, accompagne
nos cérémonies et transmet de
génération en génération les valeurs de solidarité, de tolérance et de paix».
Mme Kanté Marie Claire Dembélé a aussi déclaré que depuis sa création, ce
festival est devenu un rendez-vous incontournable pour la valorisation
de nos cultures et un levier de rapprochement entre le Mali, le Burkina Faso,
la Côte d’Ivoire, la Guinée et
d’autres nations amies.
La cheffe de l’exécutif régionale a aussi affirmé que le
festival se veut à la fois un moment de célébration culturelle, un
appel à la cohésion sociale et à la
paix, avant de remercier le Président de la Transition et le ministre chargé de
la Culture pour la relance de l’initiative qui constitue l’identité culturelle
de Sikasso.
De son côté, Yaya Bamba a fait savoir que le ministère en charge de l’Artisanat a signé avec la
collectivité région un protocole d’accord pour l’organisation du festival. «Le
Conseil régional de Sikasso a fait une modeste contribution financière d’une
valeur de 10 millions de Fcfa pour l’organisation»,
a-t-il dit.
Auparavant, Abdramane Sidibé avait souhaité la bienvenue aux invités et
mis un accent particulier sur l’originalité du balafon. Et d’inviter les
balafonistes à ne pas trop moderniser le balafon jusqu’à ce qu’il perde son
essence.
La présentation succincte du projet sigida-nieta, la signature de contrat entre le ministère en charge de la Culture et les bénéficiaires (le Centre de formation Zanon de Souleymane Traoré alias Neba Solo, le Musée régional de Sikasso et le Centre culturel et artisanal de formation nakomo de Kadiolo), la remise de chèque aux bénéficiaires du projet, les prestations de Neba Solo et de la nouvelle équipe de Kéné star de Sikasso et la parade des korèdugaw ont été d’autres temps forts de la cérémonie.
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.
-.