La rencontre a analysé les facteurs d’enracinement de l’Etat à Kidal
Présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, la rencontre a regroupé le représentant du Conseil régional de Sikasso, Samba Sanogo, le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé et le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. On notait aussi la présence du directeur de l’Institut universitaire pour le développement rural (IUDR) de l’Université de Sikasso, Cheick Oumar Sanogo, les responsables des Forces de défense et de sécurité de la région et plusieurs étudiants.
La rencontre s’employait à analyser les facteurs d’enracinement de l’État à Kidal, évaluer les défis immédiats de la stabilisation, formuler des recommandations pour une paix durable et une souveraineté pleine et entière du Mali. Il s’agissait aussi d’analyser le contexte sécuritaire, politique et historique ayant conduit à l’offensive de 2023 ; à la reprise de Kidal et sa répercussion sur l’évolution de la situation globale du Mali. Il était aussi question d’examiner les défis de la gouvernance locale, de la réconciliation et de la pacification du territoire.
Dans son allocution, la gouverneure de la région a indiqué que cette journée est celle du triomphe de la souveraineté nationale, du courage du peuple malien et de la détermination constante de l’État à faire vivre son autorité sur chaque parcelle du territoire. «Elle incarne la résilience, la dignité et la foi inébranlable du Malien en son unité et en son avenir», a-t-elle précisé. S’agissant du thème de la rencontre, la gouverneure a fait savoir que celui-ci résonne parfaitement avec l’actualité et l’histoire de notre pays. Selon elle, le retour de l’État à Kidal symbolise qu’aucune partie du territoire n’échappera désormais à la présence de l’État, à sa protection et à son service.
Concernant les enjeux, la cheffe de l’exécutif régional a notamment mis l’accent sur la sécurisation durable des zones reconquises, la relance de l’économie locale et le renforcement de la cohésion entre les communautés. Quant aux perspectives, elles sont relatives à un Mali réconcilié, plus fort, plus juste et plus souverain. Mme Kanté Marie Claire a saisi l’opportunité pour exprimer sa gratitude au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’Université de Sikasso pour cette belle initiative.
«L’intégrité territoriale et la souveraineté nationale demeurent des valeurs fondamentales et cardinales de notre peuple. La quête de souveraineté s’est matérialisée par l’offensive militaire victorieuse des Forces armées maliennes en octobre2023, aboutissant à la conquête de Kidal le 14 novembre2023. Une date désormais gravée en lettre d’or dans l’histoire du Mali», a affirmé le directeur de l’IUDR Cheikh. Oumar Sanogo da ajouté que cette reprise a permis de rétablir l’administration et d’améliorer la sécurité dans la région. Le directeur de l’IUDR a salué le ministère en charge de l’Enseignement supérieur pour sa considération et toutes les autorités régionales pour leurs efforts constants en faveur de l’union, de la cohésion et de l’entente dans un Mali indivisible.
Quant au maire de la Commune urbaine de Sikasso, il a exprimé sa joie pour la reprise de Kidal par les FAMa. «Gloire au peuple malien et honneur aux Forces armées maliennes», a déclaré KalfaSanogo. Il a aussi invité l’ensemble de la population de Sikasso à la résilience.
Au cours du panel animé par le directeur de cabinet de la gouverneure, Bernard Coulibaly, et l’enseignant-chercheur, Dr Youssouf Doumbia, l’accent a été mis sur la souveraineté nationale, enjeux et perspectives. Bernard Coulibaly a expliqué la souveraineté du Mali. Il a donné des précisions sur les rebellions de Kidal et la reprise de la région par les FAMa.
Concernant les enjeux et perspectives, il a fait savoir que les tentatives de déstabilisation du pays, notamment, les incinérations de citernes, la crise de carburant, ainsi que les fausses informations sur les réseaux sociaux sont l’œuvre des ennemis du Mali pour créer de la mésentente entre les Maliens et leurs dirigeants. Le conférencier a, ensuite, proposé des pistes de solutions. Il s’agit, notamment, de l’accélération du recrutement, l’implantation des camps militaires dans les zones sensibles et le soutien à nos Forces armées et de sécurité avec des informations fiables et à temps.
Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso
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