Le ministre Diané procédant au lancement officiel des travaux
Les travaux de construction du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Kayes ont démarré, en fin juin 2025, sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé, sous la présidence du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané. Ce projet structurant prévoit la construction d’une station de traitement d’une capacité de 16 millions de litres par jour afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255.000 personnes dans la Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya
Les populations de la Commune urbaine de Kayes et des Communes voisines (Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya), sorties nombreuses, ont manifesté leur satisfaction. Des troupes musicales, des jeunes et des femmes se sont mobilisés pour exprimer leur joie et leur gratitude au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta et au gouvernement pour ce grand chantier qui va atténuer leurs souffrances.
D’un coût global d’environ 54,6 millions d’euro soit 36 milliards de Fcfa, conçu par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, à travers la Somapep, en partenariat avec l’Angesem, ce projet est financé par l’Allemagne, via la KFW et le Royaume du Danemark. Il sera exécuté en deux volets : une composante Eau exécutée par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (Somapep) et une composante Assainissement exécutée par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (Angesem).
L’objectif spécifique du Projet est le renforcement de l’alimentation en eau potable et l’assainissement qui profitera à 253.210 habitants et de 350.707 habitants en 2035). Ces bénéficiaires vivent dans 13 quartiers des 4 communes : Kayes, Khouloum (Salliabougou, Soutoucoulé), Bangassi (Diakalel) et Liberté Dembaya (Kamankolé, Paparah, Diyalla banlieue et Goundiourou/Dougouba).
La composante Eau, englobe 3 phases, dont la première concerne la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité de 16 millions de litres par jour. Il y a aussi la réalisation d’environ 180 km de réseaux et 40 bornes fontaines automatiques. Tout comme la construction d’un château d’eau d’une capacité de 1.600 mètres-cubes (m3) d’eau et d’un réservoir d’autant de capacité ; une campagne de 10.000 branchements sociaux ; le renforcement des capacités de la Somapep-SA et de la Somagep-SA.
Durant la prochaine étape, il s’agira pour les initiateurs du projet de l’extension de la nouvelle station pour atteindre une capacité finale de 25 millions de litres par jour, à l’horizon 2035 ; et la réhabilitation de la station de traitement existante pour porter sa capacité à 20 millions de litres par jour. En ce qui concerne la phase 2 du projet, les travaux porteront sur la construction d’une station de traitement des boues de vidange (STBV) d’une capacité de 300 m3/jour ; la réalisation de 1.700 ouvrages d’assainissement domestiques dans la ville de Kayes et ses environs ; le renforcement des capacités de l’Angesem, des vidangeurs, des artisans maçons, parmi tant d’autres.
Sur ce même site et pour les horizons ultérieurs, la phase 3 du projet prévoit de doubler la capacité de la station pour une production d’eau potable d’environ 50.000 m3/h. Ce projet structurant permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255.000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines. «J’exhorte les autorités régionales et communales à tout mettre en œuvre pour faciliter les travaux du projet pour le bonheur des populations de Kayes», a déclaré le ministre de l’Énergie et de l’Eau. Boubacar Diané a insisté sur le suivi régulier du projet et le respect de l’échéance afin d’éviter les avenants pour gérer d’éventuels blocages.
«Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Coopération allemande. Car, cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg», a souligné Paul Borokamm, en insistant sur la sécurisation des chantiers et l’augmentation de la contribution de l’État pour les futures réalisations.
Le maire de la Commune de Khouloum, Assa Madi Diallo, a exprimé toute sa satisfaction par rapport au choix porté sur sa commune. «Les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons», a-t-il déclaré. De son côté, le chef du village de Soutoucoulé, Madi Diallo, a qualifié le Projet AEPA de «don de Dieu» avant d’exprimer les préoccupations de ses populations en ces termes : «Nous avons soif, nous avons des problèmes de route et nous vivons dans l’obscurité. Le village de Soutoucoulé existe depuis plus de 400 ans. Nous souhaiterions que ce chantier contribue à la promotion de l’emploi local.»
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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