Séance de révision à l’école privée «La Pléiade» à Bagadadji en Commune II du District de Bamako
Certains se mettent par petits groupes pour s’exercer dans les différentes matières. Deux postulants de l’école privée «La Pléiade» à Bagadadji en Commune II du District de Bamako, Siaka Tangara et Mohamed Keïta, expliquent subir toute la rigueur du directeur de leur établissement scolaire dans la révision. Le pédagogue s’emploie à accompagner les candidats de son école en vue de leur donner le maximum de chance de réussir à cet examen.
L’établissement se distingue par une préparation méthodique de ses postulants au DEF cette année. Oumar Djiré, qui y enseigne français, histoire et géographie, explique que l’équipe pédagogique a achevé le programme officiel grâce à une planification rigoureuse et un investissement constant. Les postulants aussi marquent un grand intérêt pour la révision dans des matières comme le français, les mathématiques, les sciences ou histoire-géographie.
Les élèves reprennent les notions essentielles, s’exercent à travers des devoirs surveillés et bénéficient de corrections collectives. «En français, par exemple, nous insistons sur la grammaire, l’orthographe, la méthodologie de l’écrit et la compréhension de texte», explique le pédagogue avant d’ajouter que les élèves de son établissement récitent leurs leçons chaque jour. «Une équipe d’enseignants est mobilisée à cet effet pour écouter, corriger, encourager et reprendre si nécessaire», indique Oumar Djiré.
Salimata Coulibaly, candidate du même établissement, laisse attendre ceci : «Depuis le début de l’année scolaire, on ne fait qu’apprendre nos leçons et s’exercer tout le temps, car ils nous surveillent de près à travers des contrôles chaque vendredi pour s’assurer que nous avons correctement appris nos leçons. Cette évaluation est notée dans nos cahiers». Quant à Mariam Dembélé, elle apprécie l’initiative du même établissement scolaire qui déconseille aux postulants de recourir à certaines pratiques frauduleuses. «La Pléiade» présente cette année 113 candidats au DEF.
Ceux de l’école fondamentale «Inémassa Cissé» II de Niaréla au nombre de 90 sont visiblement dans les meilleures dispositions d’esprit pour affronter les épreuves de l’examen. Le professeur de mathématiques, Fodé Coulibaly, affirme que ses collègues et lui continuent d’assister leurs candidats. «On leur donne des exercices à faire et à refaire et leur apportons nos encouragements», relève-t-il. Et de souligner l’importance du soutien moral pour minimiser la crainte de l’examen. Almedi Traoré de l’école fondamentale «Inémassa Cissé» explique ses camarades et lui se regroupent pour réviser. «On se focalise sur les documents que nos professeurs nous donnent. Grâce à cet exercice collectif, on révise avec des camarades d’autres écoles des notions qu’on n’a pas vues en classe.
Souleymane Sow est candidat au DEF. Cet élève de l’école fondamentale «Ismaël Diawara» de Quinzambougou évoque le soutien inconditionnel de sa mère en cette période de révision. «Maman me rappelle qu’on n’a rien sans peine. Elle souhaite m’inscrire dans un établissement privé, mais manque de moyens. Elle me conseille de ne jamais me décourager», confie le candidat au DEF. Les 200 candidats de cette école peuvent compter sur l’accompagnement, sans faille, du corps enseignant.
Mallé Fousseyni, enseigne la physique-chimie dans cette école publique de la Commune II. Il souligne que les enseignants se battent pour la réussite des candidats. «On a tous les moyens nécessaires (livres et brochures) pour l’enseignement de nos élèves. On ne peut pas toujours mettre ces charges sur le dos des parents», explique-t-il. Le pédagogue ajoute donc que dans son établissement on met ces documents d’apprentissage à la disposition des candidats.
Fatoumata DEMBÉLÉ
Rédaction Lessor
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