Il n’est un secret pour personne que la ville de Bamako grouille d’engins à deux roues communément appelés Djakarta, ces motos importées d’Asie et qui inondent le marché. Visiblement, ce moyen de déplacement est accessible à la plupart de nos concitoyens. Les clients ont un large éventail de prix pour se procurer ces engins sur le marché.
Si elles ont eu impact positif sur le quotidien des Bamakois dans leur déplacement, ces motos ont contribué quelque part à la multiplication des voleurs d’engins à deux roues à travers la ville et ses environs. Plus grave, lorsqu’ils sont dans le besoin, ces voleurs usent de tous les stratagèmes possibles pour avoir ce dont ils ont besoin, comme c’est le cas ici.
Kodio est un jeune qui réside à Kalabancoro, quartier populaire et périphérique de la capitale. à l’image de nombre de jeunes de son âge, il venait d’acquérir une moto toute neuve. Inutile de dire que l’acquisition de cet engin, particulièrement prisé par les jeunes de son âge, lui avait procuré une joie immense.
Dans le secteur du quartier, où il vit avec les siens à Kalabancoro, le jeune Kodio est connu par tous comme quelqu’un de très serviable. Rarement, ce garçon refuse de rendre service à quelqu’un. Il fait partie de la catégorie de ces bonnes âmes qui ne peuvent dire non lorsqu’on sollicite leur service.
Même s’il était apprécié pour ce fait, Kodio ne savait pas que cela était un grand défaut. Et, c’est ce côté débonnaire, que d’aucuns qualifient de « gentillesse » qui lui a fait perdre sa moto Djakarta nouvellement acquise. « Trop bon, trop con », disait l’autre pour rappeler que la gentillesse exagérée peut avoir des conséquences.
Le jour des faits, un certain Boua est allé voir Kodio et lui demande de lui prêter sa nouvelle moto. Pour être plus convainquant vis-à-vis de Kodio, l’emprunteur évoque une course personnelle dans un quartier de la rive gauche.
Comme il le faisait toujours pour tout le monde, le jeune homme n’a posé aucun problème à cette demande de son voisin Boua. Bien au contraire, il lui a immédiatement remis les clefs de son nouvel engin. Le jeune homme mit le moteur en marche et démarra dans un vrombissement assourdissant du moteur, avant de disparaitre dans une rue adjacente.
Des heures et des heures passèrent, l’emprunteur n’était pas toujours de retour alors qu’il avait juré de revenir le plus tôt possible. Cela obligea Kodio à s’armer de patience, attendant que son voisin revienne de sa course. Selon nos sources, il était 10 heures lorsqu’il prêtait la moto à Boua.
Mais il a finalement patienté des heures et des heures durant, ce dernier n’a pas fait le moindre signe de vie. Jusque là, Kodio patienta espérant que son emprunteur reviendrait bientôt lui remettre sa moto. Il a attendu jusqu’à ce que le soleil commença à disparaître à l’horizon, Boua n’avait montré aucun signe de vie. C’est en ce moment que Kodio commença à s’inquiéter.
Comme par coïncidence, au moment où l’inquiétude commençait à l’envahir, le jeune homme s’est présenté à lui. C’est en ce moment que Kodio poussa un ouf de soulagement. Mais malheureusement cette émotion ne sera que de courte durée. La cause ? Boua était revenu de sa course sans la moto.
Le propriétaire lui posa (naturellement) la question de savoir ce qu’était advenu de son nouvel engin. Pour toute réponse, le jeune homme lui dit qu’on l’a lui avait volée. Kodio a failli tomber en syncope à l’annonce de cette triste nouvelle. Dans la foulée, le garçon tentera de lui donner des explications pas du tout convaincantes. Ainsi, il dit avoir « arrangé » un inconnu qu’il a transporté pour le déposer quelque part dans un autre quartier.
Ce dernier l’aurait grugé pour s’enfuir avec la moto. Trop simple comme explication après un fait de ce genre. Le propriétaire de la moto était loin d’être convaincu avec cette explication visiblement tirée par les cheveux. En réalité le jeune homme avait abusé de sa confiance et avait profité de son extrême gentillesse pour agir de la sorte.
Sans détour, Kodio lui demanda de lui payer sa moto, afin d’éviter d’être trainé devant la justice. Joignant l’acte à la parole, Kodio est directement allé au commissariat de police du quartier pour déposer une plainte contre le jeune homme pour « vol et abus de cofinance ». Entre temps, les langues se délièrent dans leur secteur.
Certaines indiscrétions évoquent une complicité active du nommé Boua avec des voleurs professionnels au profit de qui, il aurait agi. Le cas échéant, il pourrait être suspecté d’un cas de vol par procuration. En attendant d’entrer en possession de sa moto, Kodio rumine toujours son chagrin.
Tamba CAMARA
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