Conseil national de Transition : La session d’octobre s’ouvre

Le projet de loi de finances 2022 et 13 autres textes législatifs seront examinés au cours des travaux

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Publié mardi 05 octobre 2021 à 10:10, mis à jour mercredi 26 janvier 2022 à 12:01
Des navires de l’US Navy, de la marine chilienne, péruvienne, française et canadienne, lors d’un exercice dans l’océan Pacifique, en 2018.

Le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, a présidé hier, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire d’octobre de l’organe législatif. Cette session qui va durer 75 jours sera principalement axée sur l’examen du projet de loi de finances 2022. En outre, elle compte à son ordre du jour 13 projets et propositions de loi. La cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, des présidents d’institutions, des membres du gouvernement, du gouverneur du District de Bamako, des représentants du corps diplomatique et des organisations accréditées dans notre pays. Après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes civiles et militaires, maliennes et étrangères de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, le président du CNT a assuré le président de la Transition et le Premier ministre du soutien de l’organe législatif pour l’instauration d’une gouvernance vertueuse telle que voulue par le peuple malien. Malick Diaw a rappelé que l’ouverture de la session d’octobre intervient seulement deux jours après la clôture de celle extraordinaire débutée le 26 août dernier. Laquelle session, assez féconde, a enregistré l’adoption de certaines lois majeures pour notre pays, notamment dans les secteurs de la justice, de la défense, du foncier, de l’éducation et de la fonction publique. Pour lui, elle a aussi permis de voter les modifications affectant l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale de 2021. Le président du CNT a souligné que l’ouverture des travaux de cette session ordinaire de 75 autres jours intervient surtout à un moment où notre pays cherche à engager des consultations inclusives autour des fondements de sa gouvernance et de sa cohésion à travers l’organisation des Assises nationales de la refondation. À cet effet, il a invité l’ensemble des acteurs concernés à participer activement à cette rencontre d’importance capitale pour la Transition et pour l’avenir de notre pays. Malick Diaw a particulièrement invité la classe politique, dans son ensemble, à faire de cette activité la sienne, à prendre son courage politique en main pour une participation de qualité à ces assises.Également, il a exhorté les uns et les autres à rester confiants, sereins et mobilisés derrière les autorités de la Transition qui « n’ont qu’un seul objectif, celui d’instituer une gouvernance de rupture au Mali dans un climat sécurisé et apaisé». À cette fin, dira-t-il, leur ambition ultime est de léguer au futur président de la République, un Mali refondé, unifié et pacifié à même d’emprunter énergiquement le chemin du progrès. Par ailleurs, le président de l’organe législatif a invité les partenaires du Mali et l’ensemble de la communauté internationale à ne pas se contenter seulement d’accompagner la Transition mais de se l’approprier. Aussi, il leur a demandé de regarder la situation particulière du Mali en face et de l’aider à reprendre son destin en main, de manière souveraine, en fonction de la vision que les Maliens ont de l’avenir de leur pays. Le président Diaw a précisé que l’ordre du jour de cette session ordinaire sera principalement axé sur l’examen du projet de loi de finances 2022. Mais en plus de la loi de finances 2022, a-t-il précisé, 13 projets et propositions de loi figurent dans le tableau de saisine du CNT auxquels s’ajouteront d’autres en cours de session. Enfin, il a indiqué que concomitamment, des activités de contrôle de l’action gouvernementale ainsi que des sessions de renforcement des capacités des membres du CNT et du personnel parlementaire alimenteront le menu des travaux de cette session.

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Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a trouvé le ton juste et mesuré dans son adresse à la nation du 10 janvier 2022..

Son allocution, marquée du double sceau de l’apaisement et de l’ouverture, est adaptée à la situation ainsi qu’à sa très haute fonction. Il faut lui savoir gré d’avoir gardé la porte ouverte et de mettre en avant le dialogue à la place des anathèmes.

Comme tout pays, le nôtre, doit faire la diplomatie de sa géographie car on ne choisit pas ses voisins. Il nous faut trouver le juste milieu entre nos ambitions nationales et les exigences internationales. C’est que l.

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Le médiateur de la Cedeao s’est adressé à la presse après l’audience avec le président de la Transition.