Aspiration : Pour la prise en charge des complications de l’avortement

L’aspiration, communément appelée aspiration manuelle intra utérine, est une procédure de prise en charge des complications de l’avortement.

Publié lundi 06 mars 2023 à 07:07
Aspiration : Pour la prise en charge des complications de l’avortement

  Dr Mamadou Traoré

De l’avis de Dr Mamadou Traoré, gynécologue obstétricien au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré, elle est utilisée dans la prise en charge des complications de l’avortement. Plus précisément, dit-il, cette méthode est utilisée pour arrêter le saignement chez une femme qui interrompt une grossesse et saigne ou pour enlever le reste des débris qui sont dans l’utérus après une fausse couche.

L’aspiration peut être aussi une indication dans d’autres circonstances, notamment à des fins de diagnostic. Il peut s’agir des tumeurs qui sont au niveau de l’utérus  pour lesquelles on veut avoir une nature histologique. Dans ce cas, précise Dr Traoré, l’aspiration  est pratiquée et le contenu est envoyé au laboratoire pour beaucoup plus d’analyses en vue d’avoir un diagnostic beaucoup plus précis. L’aspiration est faite à l’aide d’une seringue dans laquelle on va créer un vide pour recueillir le contenu qui est dans l’utérus.

Avant cette aspiration, la médecine utilisait le curetage. Une méthode similaire à l’aspiration, mais avec une petite nuance. Cette méthode de curetage utilisait plutôt des curettes qui permettaient de faire la prise en charge des complications de l’avortement.  Mais au fil du temps, la pratique s’est avérée comme  une manœuvre très dangereuse. Elle comportait des complications, notamment des perforations utérines. Le spécialiste de Gabriel Touré pense que c’est à la suite de cela que la prise en charge a été améliorée par la mise en place de la méthode d’aspiration manuelle intra utérine qui utilise plutôt une seringue.

Alors comment se déroule une aspiration ? Notre toubib dit qu’il y a une seringue conçue pour faire l’aspiration, appelée seringue d’aspiration manuelle intra utérine. Et de préciser que cette seringue est composée d’un piston, d’un cran d’arrêt, d’un capuchon et des canules de différentes tailles. Sur ce point, le gynécologue souligne que la canule est choisie en fonction de l’âge de la grossesse.

C’est cette canule qui sera adaptée à la seringue. Ensuite, il faudra créer un vide à travers la seringue et ensuite mettre en place la canule d’aspiration. Une fois à l’intérieure de l’utérus, il faut libérer le vide.

 Ce qui va permettre avec les mouvements de va et vient, mais aussi de rotation d’avant en arrière et de gauche à droite, de recueillir le contenu de l’utérus qui vient à la seringue. Lorsqu’il y a une quantité assez suffisante dans la seringue, il faut la désadapter de la canule et verser le contenu dans un récipient. Il faudra procéder ainsi  jusqu’à ce que  l’utérus soit complètement vidé.

L’aspiration peut être également faite de façon électrique. Cette technique est faite avec un aspirateur qui est conçu dans le bloc opératoire. Un raccord  sera adapté à la canule et dès que le vide est créé le contenu de l’utérus peut être  aspiré pour aller dans l’aspirateur directement, mais à travers en ce moment le courant électrique. Le temps d’intervention le plus souvent  est de courte durée (5 à 10 minutes). Dr Traoré précise aussi que le temps dépend effectivement aussi de l’âge de la grossesse et du contenu de l’utérus. Pour lui, le plus important c’est de vider complètement l’utérus.

À en croire notre spécialiste, la pratique peut aussi comporter des risques. Le premier risque peut être le matériel qui doit être stérilisé dans le cas contraire, cela peut créer une infection. Le deuxième peut être une perforation de l’utérus lorsque la procédure n’est pas bien maîtrisée. Et cette perforation de l’utérus peut avoir des complications beaucoup plus graves en fonction effectivement des organes atteints.

 Dans les conditions normales et les normes de procédures du Mali, elle doit être faite sous anesthésie locale. «On applique une anesthésie locale au niveau du col qu’on appelle anesthésie paracervicale qui permet de rendre la procédure moins douloureuse»,  dit-il.  Et d’indiquer que sous d’autres cieux, cette intervention se fait sur anesthésie générale ou carrément sous sédation.

 

Fatoumata NAPHO

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