Madi Matènè Keïta (c) avec le directeur général de l’Anadeb, Abdoulaye Kaya (g) lors de l’ouverture des travaux
Les travaux étaient dirigés
par Madi Matènè Keïta, représentant le président du conseil d’administration de
l’Agence. C’était en présence du conseiller technique au ministère des Mines,
de l’Énergie et de l’Eau, Birama Diourté et du directeur général de l’Anadeb,
Abdoulaye Kaya.
Au cours de cette session, les administrateurs ont apprécié
le procès-verbal de la 16ème session, l’état de mise en œuvre de ses recommandations, le rapport d’activités 2022 et le programme
2023 de l’Agence et leurs budgets.
À l’ouverture des travaux, le président de séance Madi Matènè
Keïta a noté avec satisfaction, les résultats importants obtenus par l’Agence
au cours de l’année 2022, malgré les difficultés auxquelles notre pays fait
face depuis quelques années. Il s’agit notamment de la validation du manuel de
procédures administratives, financières et comptables de l’Agence, la tenue de
la réunion interministérielle sur le document de la stratégie nationale de développement
des bioénergies et l’adhésion du Mali à travers l’Anadeb, à l’Association
mondiale pour la bioénergie.
Le monde entier se trouve aujourd’hui dans un contexte où
les énergies renouvelables, y compris les bioénergies, se positionnent comme
une alternative à la flambée des prix des hydrocarbures sur le marché
international. Pour être au rendez-vous de la transition énergétique, Madi Matènè
Keïta a estimé que les acteurs devront concentrer les efforts et les ressources
vers des actions concourant à une production et l’utilisation accrues des bioénergies
par les Maliens.
« Pour ce faire, la mise en œuvre du document de la stratégie
nationale de développement des bioénergies dont nous attendons avec impatience,
l’approbation par le gouvernement, sera un outil précieux pour canaliser les
efforts de l’état et ses partenaires afin de satisfaire les besoins nationaux
en produits de bioénergies contribuant ainsi, de façon significative, à la réduction
de la facture énergétique, à l’accès au plus grand nombre des populations à une
énergie propre de proximité, gage d’un développement socioéconomique durable du
pays », a-t-il expliqué.
À ce titre, le représentant du président du
conseil d’administration a invité la direction générale de l’Anadeb à renforcer
la communication autour de cette stratégie et à mettre en place à travers le
pays, des unités industrielles à grandes capacités de production des bioénergies.
Fort de l’engagement du conseil d’administration de l’Anadeb et de celui de sa
direction générale à contribuer de façon significative au développement des bioénergies
dans notre pays, Madi Matènè Keïta a déclaré l’année 2023, Année des bioénergies
au Mali.
Pour sa part, le directeur général de l’Anadeb a rappelé le
contexte mondial marqué par la hausse et la fluctuation des prix internationaux
des combustibles fossiles, ainsi que les inquiétudes suscitées par les déficits
d’approvisionnement et la dégradation de l’environnement. Chose qui, selon
Abdoulaye Kaya, nous imposent à trouver des alternatives crédibles, adaptables
et durables aux problèmes énergétiques.
« Nous devons promouvoir le développement
de projets de bioénergies encourageant la participation des communautés locales
et l’autonomisation des populations rurales, en particulier des femmes »,
a-t-il souligné, ajoutant que dans ce cadre, son Agence a élaboré en 2022 le
Programme de développement des bioénergies, pour un coût total d’un peu plus de
18,256 milliards de Fcfa.
Ce vaste programme, selon le directeur général
de l’Anadeb, permet d’une part de créer des emplois verts non délocalisables
dans les zones rurales surtout celles vulnérables, empêchant la jeunesse de céder
aux sirènes de l’immigration faute de débouchés et d’autre part de freiner le
recrutement de jeunes qui alimentent des réseaux de terrorisme et de crimes
organisés.
Les actions de l’Anadeb contribuent de façon significative à
l’amélioration des conditions de vie de nos populations, surtout celles vivant
en milieu rural, dans la lutte contre les effets néfastes du changement
climatique et la réduction de la facture liée à l’importation des produits pétroliers.
À ce titre, son directeur général a noté que malgré les résultats encourageants atteints en 2022, des défis demeurent, notamment la faible connaissance au plan national, des opportunités d’investissement qu’offre le sous-secteur, la faible pénétration des biocarburants/bioénergies dans le mix énergétique malgré la flambée continue du prix des énergies fossiles et l’insuffisance dans la règlementation du sous-secteur des bioénergies.
Makan SISSOKO
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