Les autorités de la Transition déploient
d’importantes actions pour répondre aux préoccupations des compatriotes. Mais
au-delà de cette situation, les acteurs humanitaires estiment que la crise
affecte près de 12,9 millions de personnes. 7 millions d’entre elles, notamment
des femmes, des enfants, des personnes âgées et celles en situation d’handicap
ont besoin d’une assistance humanitaire.
Cette situation, y compris les
contraintes et les défis rencontrés, selon la communauté humanitaire nécessite
davantage de communication, tout en s’assurant que les populations affectées
demeurent au cœur des actions ou que leurs problèmes soient bien pris en
compte.
Pour ce
faire, l’Onu Femmes, en collaboration avec le bureau de la Coordination des
affaires humanitaires (OCHA) a organisé du 29 au 31 mars derniers une formation
sur les questions transversales. Il s’agit du genre, de la redevabilité envers
les populations affectées (RPA), de la protection et de la Violence basée sur
le genre (VBG). La protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PEAS),
ainsi que le plaidoyer et la négociation humanitaire y figurent aussi.
Les participants étaient des journalistes, des
gestionnaires de l'information des clusters, des chargés de communication et de
plaidoyer humanitaire des organisations humanitaires œuvrant dans notre pays.
Trois jours durant, ils ont été outillés sur les fondamentaux du journalisme et
de l’action humanitaire, les concepts clés liés au genre dans l’action
humanitaire. Les facilitateurs ont abordé la communication et le journalisme
sensible au genre et expliqué le pourquoi de l’égalité des sexes dans l’action
humanitaire.
Ils ont aussi fait un aperçu de la situation
humanitaire au Mali. Mohamed Cissé, participant, non moins chargé de
communication de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) au Mali, a salué la pertinence des thèmes. Il dira que la
formation lui a permis de mieux comprendre le concept «genre» et l’importance
de sa prise en compte dans les projets humanitaires et de développement.
Et d’expliquer la complexité de la négociation
humanitaire pour accéder aux populations afin de les assister, mais aussi
l’engagement des Nations unies au Mali dans la protection contre l’exploitation
et les abus.
Le coordinateur humanitaire adjoint de l’Organisation des Nations unies, Abdou Dieng, a invité les journalistes à multiplier les reportages dans les zones où le besoin d’assistance humanitaire est pressant comme par exemple à Ménaka. Il a aussi rappelé que des localités dans le Cercle de Niono sont encore victimes de l’insécurité.
Mohamed DIAWARA
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