Vulgarisation du Projet de Constitution : Pas sans le monde scolaire et universitaire

Enseignants, élèves et étudiants ont un rôle primordial dans la réussite de la campagne de vulgarisation du projet de Constitution.

Publié mardi 30 mai 2023 à 05:17
Vulgarisation du Projet de Constitution : Pas sans le monde scolaire et universitaire

 Le contenu du document a été disséqué pour une meilleure appropriation

 

 Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, sa collègue de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane et celle déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, en sont bien convaincus.


Ils ont rencontré le monde scolaire et universitaire, vendredi dernier, à l’Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS), à la Cité universitaire de Kabala et au Centre national des ressources de l’éducation non formelle (CNRENF) pour expliquer le contenu du document. Le ministre en charge de la Refondation de l’État a rappelé l’engagement des autorités de la Transition d’aller vers des réformes politiques et institutionnelles pour donner un nouveau souffle à notre pays.



L’écriture, l’élaboration, le changement et l’adoption d’une nouvelle Constitution pour une 4è République, a insisté Ibrahim Ikassa Maïga, figurent en bonne place dans les 517 recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Fruit de ces concertations, a-t-il souligné, le projet de Constitution a été conçu à l’image de nos grands empires et de la première Constitution du Mandé : «Kurukan Fuga». Il est un élément fondamental du cadre de stratégique de la refondation de l’État et de la vie de la Nation malienne. Pour Ibrahim Ikassa Maïga, la future Loi fondamentale est participative, inclusive et restaure les bases du Mali kura.


Le texte élaboré par des experts maliens est traduit en version papier et numérique dans nos 13 langues nationales et en arabe. Le ministre Maïga a expliqué que notre pays a connu trois Constitutions (22 septembre 1960-19 novembre 1968 - 2 juin 1974-26 mars 1991 et 25 février 1992). Celles-ci sont respectivement les 1ère, 2è et 3è Républiques du Mali.

 La Constitution du 25 février 1992 a fait l’objet de tentatives de révision ou de changement par les anciens présidents Alpha Oumar Konaré, feus Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Keïta, a-t-il fait remarquer. Pour sa collègue de l’Éducation nationale, les pédagogues sont des vecteurs de la vulgarisation du texte. Mme Sidibé Dédéou Ousmane a soutenu que la laïcité n’a jamais été une source de problème, ni de tiraillement dans notre pays. Quant à Mme Fatoumata Sékou Dicko, elle a rappelé que les religions ont toujours bien cohabité au Mali. Selon elle, le peuple est au cœur de ce projet de Constitution.


Il y va de l’intérêt des élèves et étudiants de le soutenir, a dit la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles. Elle a expliqué qu’en plus de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisé, la Carte d’électeur, la Carte d’identité nationale, le permis de conduire… sont autorisés lors du référendum du 18 juin prochain. La fin de ce vote, la Carte nationale d’identité biométrique restera la seule pièce d’identité autorisée, a-t-elle précisé.

Sory Ousmane Koïta, expert à la Cellule de coordination du comité de pilotage pour la vulgarisation du projet de Constitution a dit que la Constitution désigne l’ensemble des règles fondamentales qui déterminent l’organisation et le fonctionnement d’un État et de ses institutions.

Elle énonce les droits et libertés garantis aux citoyens. Selon le spécialiste, les lois, les ordonnances et les règlements sont d’autres textes qui prennent en charge les besoins et les attentes de la société et des groupes de personnes.

Sidi WAGUE

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