Le ministre de l’Environnement, de
l’Assainissement et du Développement durale, Modibo Koné et sa collègue en
charge de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, ont
visité jeudi dernier des ouvrages de traitement des eaux usées installés dans
le District de Bamako.
La première étape de la visite a concerné
l’Hôpital de dermatologie de Bamako qui a permis aux visiteurs du jour de
s’imprégner des conditions de traitement des eaux usées de la station
d’épuration de cet établissement hospitalier. Cette station qui dispose d’une
capacité de 100m3/jour, est une technologie allemande. Elle renferme un
dégrilleur (tamis en spirale), un poste de relevage et un poste de dégraissage-dessablage.
Elle comprend également un bassin d’aération et de décantation (bio réacteur),
un poste de dosage et une cabine technique.
Cap sur l’hôpital du Point G. D’une capacité
de 300 m3 par jour, sa station d‘épuration est équipée d’une technologie de
pointe. Elle utilise le procédé de traitement dit «réacteur bio séquentiel» et
fonctionne suivant le principe de l’aération prolongée, avec un même ouvrage
servant alternativement de bassin d’aération et de décantation. Les eaux usées
traitées ici, sont réutilisées au Parc national. Elles constituent un vivier
important pour l’arrosage des plantes et des verdures. Les ministres ont visité
le bassin installé à cet effet.
La délégation ministérielle s’est ensuite
rendue à la station d’épuration de Sotuba, en chantier. Outre toutes les eaux
usées des unités industrielles (5.000 m3 par jour), les boues de vidange et les
eaux usées de certaines familles y sont traitées. Un vaste chantier permettant
de rassurer davantage les populations y est en cours.
Le ministre en charge de l’Environnement a
expliqué que la visite consistait à montrer aux populations que les eaux usées
des hôpitaux sont traitées et mises dans la nature en état d’utilisation pour
le jardinage et autres usages non humains. «Aujourd’hui, dans nos hôpitaux,
toutes les dispositions sont prises en amont pour traiter les eaux usées, afin
qu’elles ne puissent plus contenir les germes», a assuré Modibo Koné, qui s’est
dit satisfait des efforts fournis.
La ministre de la Santé et du Développement
social a rappelé la détermination des autorités à tout mettre en œuvre pour
améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. «Il n’y a qu’une seule
santé. Si l’environnement menace la santé, il faut rapidement mettre un terme à
ces risques», a insisté Mme Diéminatou Sangaré.
«À ce jour, notre pays compte neuf stations
d’épuration à Bamako et dans les régions. Les sept ont été financées sur le
budget de l’État pour près de 13,7 milliards de Fcfa et les deux autres par la
KFW à Mopti et Tombouctou. Trois stations sont en cours de construction», a
expliqué Mme Konaké Ouma Djeneba Mahamane,directrice générale de l’Agence
nationale de gestion des stations d’épuration du Mali.
Toute chose qui contribuera à l’amélioration de la santé des populations et à l’assainissement de leur cadre de vie. Les eaux usées industrielles, artisanales, domestiques et les boues de vidange sont par exemple traitées pour éradiquer les maladies qu’elles contiennent avant d’être rejetées dans la nature. Riches en nutriments, l’eau et la boue traitées peuvent également être valorisées pour servir de compostes dans le jardinage après analyses, a-t-elle expliqué.
Babba COULIBALY
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