Une vue du présidium
Ce séminaire de deux jours permettra aux participants d’identifier les obligations et droits syndicaux en lien avec les mobilisations, de mener une grève de manière stratégique et bien encadrée, et de communiquer efficacement avec les adhérents, l’opinion publique et les partenaires sociaux.
L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mamadou Konta. C’était en présence des secrétaires généraux de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Yacouba Katilé, du Synabef, Hamadoun Bah, de la représente résidente la Fondation Friedrich Ebert Stiftung , Svenja Bode.
Au total, c’est une centaine de personnes qui est concernée par cette formation autour du thème «La défense des droits des travailleurs et le maintien d’un climat social apaisé : Entre rêve et Réalité». L’initiative va en droite ligne avec les recommandations du congrès de l’UNTM», selon le secrétaire général du Synabef. En effet, a soutenu Hamadoun Bah, «un syndicaliste sans formation est un danger pour lui-même, il est un danger pour son pays, pour sa société et pour ses entreprises». Pour lui, ce thème prouve à suffisance les soucis permanents que son organisation a pour un climat social apaisé dans notre pays. Il a exhorté les participants à se concentrer pour que cette formation puisse être bénéfique pour eux et leurs organisations syndicales.
«Face aux mutations économiques, à la digitalisation, à la précarisation de l’emploi et aux nouvelles formes de gouvernance, il nous faut des cadres syndicaux bien formés, capables d’analyser les situations, d’anticiper les changements et de négocier avec compétence, dans l’intérêt supérieur des travailleurs», a déclaré le secrétaire général de l’UNTM. Yacouba Katilé a estimé que cette session n’est pas seulement un moment de formation technique, mais aussi un espace d’échanges, de réflexion et de renforcement de notre conscience collective. «Former, c’est préparer l’avenir et dans le contexte actuel, c’est surtout armer intellectuellement et moralement les représentants des travailleurs pour qu’ils soient à la hauteur des enjeux», a-t-il ajouté.
Pour sa part, Svenja Bode a félicité la collaboration dynamique entre le pouvoir public, les employeurs et les travailleurs qui a abouti à la signature en 2023 du Pacte de stabilité sociale. «Le Mali traverse les conséquences d’une crise multidimensionnelle accompagnée d’une détérioration du climat social qui a impacté la stabilité nationale, la croissance économique et le bien-être des citoyens. Pour renverser cette tendance, chaque entité de la société malienne doit jouer sa partition dans l’apaisement du climat social», a exhorté la représente résidente la Fondation Friedrich Ebert Stiftung.
Abondant dans le sens, le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a estimé que l’importance de la formation syndicale ne doit plus faire l’ombre d’un doute en raison du rôle essentiel qu’elle joue dans le développement du militantisme et du leadership syndical.
«En effet, la formation constitue un des leviers les plus efficaces dans la stimulation des performances en milieu syndical», a insisté Mamadou Konta. C’est au regard de cette importance de la formation que le gouvernement a décidé de revoir à la hausse la subvention accordée aux centrales syndicales dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions du Pacte de stabilité sociale et de croissance. Il a salué les efforts que le Synabef et l’UNTM, en synergie avec toutes les autres organisations syndicales, déploient au quotidien en vue de conforter ce Pacte.
Babba COULIBALY
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