Plusieurs échéances attendent cette année les combattants maliens dont les championnats du monde prévus en décembre en Chine
Au total, 70 taekwondoïstes dont 26 Dames, issus de 10 dojos du District de Bamako et de Koulikoro ont participé à ce grand rendez-vous de l’élite nationale. Les athlètes se sont affrontés dans 16 catégories (-54kg, -58kg, -63kg, -68kg, -74kg, -80kg, -87kg, +87kg chez les Messieurs, -46kg, -49kg, -53kg, -57kg, -62kg, -67kg, -73kg, +73 kg chez les Dames). Dans la finale des -54 kg, le duel entre Sirima Ballo du dojo du Stade Modibo Keïta (SMK) et Salif Togola (dojo Ina) a tenu en haleine le public et c’est le premier qui a eu le dernier mot.
Fousseini Sacko (dojo Progrès) a battu Kader Woyokoté (dojo du Rail) dans la catégorie des -58 kg alors que la finale des -63kg a tourné à l’avantage de Mamadou Diarra (dojo Fourrière) devant Cheick M. Koné (dojo Ina). Souleymane Maréga (dojo Rail), Sinaly Coulibaly (dojo Foyer), Sékou Touré (dojo Kala sport) ont dominé, respectivement Ousmane Traoré, Badra Alou Samaké, tous du dojo Fourrière et Moussa Ag Oye (dojo SMK), dans les catégories des -68kg, -74kg et -80kg. Chez les -87kg, Mamadou Mazou Diakité (dojo SMK), a été sacré sans combattre, faute d’adversaire.
Sur le tableau féminin, l’opposition entre Doussou Diallo (dojo SMK) et Awa Diarra du dojo Foyer, a donné lieu à une belle empoignade remportée par la sociétaire du dojo SMK. Chez les -46 kg, Fatoumata Dramé (dojo Lycée Badala) a pris le dessus sur Fatoumata Traoré (dojo SMK, -49kg), alors que les finales de s-53kg, -57kg, -62 kg et -67kg ont été remportées par Mariam Sangaré, Bintou Kamissoko, Baténin Doumbia et Kadia Sacko toutes du dojo SMK devant Kadiatou Kanté (dojo SMK), Fanta Berthé (dojo Fourrière), Néné Kindé (dojo Foyer) et Massitan Diarra (dojo Ina). Quant à Mariam Diallo (dojo SMK), elle a facilement battu Fily Coulibaly (dojo Foyer), dans la catégorie des -73kg.
A l’issue des combats, le dojo du Stade Modibo Keïta s’est hissé sur la plus haute marche du podium avec 16 médailles dont 8 médailles en or, 3 médailles en argent et 5 médailles en bronze devant le dojo Fourrière qui a récolté 7 médailles dont 1 médaille d’or, 3 médailles d’argent et autant de médailles bronze) alors que le dojo Foyer a complété le podium avec 6 médailles dont 1 médaille d’or, 3 médailles d’argent et 2 médailles de bronze. L’entraîneur de la sélection nationale senior masculine Maître Ibrahim Niang, a salué la tenue régulière de la compétition, en insistant sur l’importance pour les athlètes de l’élite d’être en jambes
«C’est une très bonne chose pour un entraîneur. Ces compétitions nous permettent de juger le niveau des combattants et de sélectionner les meilleurs athlètes pour l’équipe nationale», a déclaré Ibrahim Niang, ceinture noire, 5è dan. De son côté, le président de la FEMAT, Maître Alioune Badara Traoré, ceinture noire, 7è dan, s’est réjoui du bon déroulement de la compétition et du niveau d’ensemble des athlètes. «On arrive à exécuter correctement les programmes qui nous permettent de sélectionner les athlètes qui doivent représenter le pays dans les compétitions internationales», a confié le premier responsable du taekwondo malien.
Désormais, les regards sont tournés vers le camp d’entrainement des combattants, qui a débuté hier et se poursuivra jusqu’au 28 février au Palais des sports Salamatou Maïga. Ce camp sera dirigé par les entraîneurs des sélections nationales et s’inscrit dans le cadre des préparatifs des échéances internationales qui pointent à l’horizon, notamment l’Open-challenge et les championnats d’Afrique que notre pays abritera en mai et les Championnats du monde prévus en décembre en Chine.
Oumar SANKARE
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