L’Essor : Quelles sont les
missions dévolues à votre service ?
Colonel-major Bréhima
Samaké : D’abord, il s’agit d’élaborer une politique de protection sociale au
niveau du ministère de la Défense et des Anciens Combattants pour le chef du
département qui doit la finaliser. Ensuite, dans cette mission nous avons quatre
axes d’intervention. Il y a la sécurité sociale. Dans ce cadre, ce sont des
militaires qui ont peut-être contribué dans les mutuelles. Quand il y a décès,
les familles des militaires ont droit à
des indemnités. Nous appuyons ces familles pour monter les dossiers afin
d’avoir ces indemnités au niveau des états- majors et les directions des
services.
Nous conseillons aussi les familles pour qu’elles puissent avoir les
pensions et tous ceux qui sont de leurs droits au niveau de l’armée. Si les
ayants droit ont des difficultés dans les services d’appartenance, nous les
guidons dans ce sens. Nous appuyons les familles des militaires sur le plan
logistique dont les enfants décèdent pendant les guerres. Et les accompagner
pour avoir une inscription au niveau de l’Office national des pupilles du Mali
(Onapuma). Nous faisons également des renforcements de capacité des enfants et
des veuves des militaires ainsi que des blessés de guerre.
De même, il y a
l’assistance sociale. Pour ce volet, nous organisons des donations au niveau de
nos entités à Bamako et à l’intérieur du pays. Les œuvres sociales du Président
de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta sont d’une importance
capitale pendant le mois de la solidarité, les fêtes de ramadan, de Tabaski et
de Noël où nous achetons des jouets pour les enfants.
Concernant la législation
protectrice, nous aidons les familles des hommes en treillis à être dans leurs
droits. À propos de l’action sociale, nous appuyons certains camps où la
jeunesse a demandé des terrains de football et de basketball. Pour ce mois de
janvier, nous avons inauguré quatre terrains, dans différents camps (trois
terrains de basketball et un pour le volleyball). Et les militaires peuvent en
profiter.
Nous appuyons certains d’entre eux qui ont des problèmes de financement. Par
exemple, un militaire malade qui
n’arrive pas à gérer au niveau de son
service, si le dossier nous parvient, nous finançons le traitement à la mesure
des possibilités du service social des armées. Nous apportons souvent notre
concours dans le déplacement des familles grâce à l’appui de l’Armée de l’air.
L’Essor : Est-ce que le
Service social des armées bénéficie de l’appui direct du Chef de l’État ?
Colonel-major Bréhima Samaké : Le service social bénéficie pleinement de l’appui du Chef de l’état, le Général d’armée Assimi Goïta. Pendant le mois de la solidarité, nous recevons des kits alimentaires tels que le riz, l’huile, le savon, le mil, le sucre pour soulager des familles des vaillants soldats tombés au front. En plus de ces kits octroyés, le Chef suprême des armées offre des moutons à ces familles pour leur permettre de bien fêter de Tabaski. Dans ces dernières années, nous avons reçu deux bus provenant des œuvres sociales du Président de la Transition, pour transporter les femmes et les enfants des camps pour les différentes activités de mon service. Nous avons reçu trois véhicules pour les besoins du service. Aussi, des facilités ont-t-elle été accordées à plus d’une vingtaine de veuves pour aller au pèlerinage à La Mecque.
L’Essor : Les formations
sont-elles organisées à l’intention des
femmes et des orphelins ?
Colonel-major Bréhima
Samaké : Chaque année, la direction du service social des armées envoie un
message dans toutes les garnisons du pays pour demander aux familles des
militaires de nous faire part de leurs besoins
en formation. Nous les compilons par région. En fonction de l’appui des
partenaires, nous formons des enfants des militaires, des veuves et souvent des
blessés de guerre dans les activités génératrices de revenus. Il s’agit du
carrelage, de l’électricité photovoltaïque, de la plomberie, de la menuiserie
métallique, de la transformation des produits agricoles. Mais aussi de la coupe
et couture, de la saponification, de la coiffure et de l’esthétique, de la peinture bâtiment et de la teinture.
En 2024, le service social des armées a formé 1.167 enfants, veuves et parents des militaires. Nous avons des partenariats avec beaucoup d’écoles et d’universités privées. Là, nous aidons les enfants à avoir des inscriptions à des prix préférentiels. Ces établissements d’enseignement offrent souvent des bourses entières aux enfants en situation critique. L’année dernière a été marquée également par l’ouverture des ateliers de coupe et couture dans toutes les régions militaires, hormis Kidal. Sous la coupole de la direction du service social des armées, 400 femmes sont en train d’apprendre ce métier dans ces garnisons.
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Direction du service social
des armées : Des efforts pour la satisfaction des
familles des militaires
Grâce à l’appui des
partenaires, la direction du service social des armées mène plusieurs activités s’inscrivant dans le
cadre de la solidarité, de la protection sociale du militaire, de ses épouses,
de ses enfants, des veuves et orphelins ainsi que des blessés. Dans le cadre de
l’assistance, 7.704 familles, associations ou particuliers ont bénéficié des
aides alimentaires et appuis matériels.
Au titre de l’année académique
2024-2025, 1.062 enfants/orphelins et épouses/ veuves des militaires et
paramilitaires ont été inscrits dans les universités et écoles partenaires dont
224 bourses entières et 838 demi bourses. S’agissant des activités
génératrices de revenus, 1.167 femmes
ont été formées dans ce sens.
7.704 personnes des groupes cibles dont 5.991 veuves et orphelins, plus de 200 malades ou en difficulté ont bénéficié des donations. Ces appuis des partenaires étaient composés de 248,562 tonnes de céréales, 89 tonnes de sucre, 2.692 bidons d’huile de 20 litres, 1.608 cartons de pâte alimentaire, 28 bœufs, 586 moutons. S’y ajoutent 1.904 kits scolaires, 25 fauteuils roulants, 30 béquilles et une somme de 18,7 millions de Fcfa. En 2024, l’on retient également les visites mensuelles aux militaires blessés dans les hôpitaux et la transmission de 125 dossiers des orphelins à l’Onapuma.
Au chapitre du renforcement des capacités, 21 éléments de la direction du service social des armées ont bénéficié de cet accompagnement.
Par ailleurs, la même structure a ouvert ses portes aux étudiants de l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INFTS) pour y effectuer leurs stages.
Réalisée par
Namory KOUYATE
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