Cette visite du président bissau-guinéen en Tunisie intervient quelques jours après les propos polémiques qualifiés de "racistes" ou de "xénophobes" du président Kaïs Saïed.
À sa sortie d'audience, le président Umaro Sissoco Embaló a assuré s’être entretenu avec son homologue tunisien de la situation des subsahariens en Tunisie.
« En tant que président de la Cedeao, j'ai rendu visite au président Kais Saïed pour m’enquérir de la situation des africains subsahariens en Tunisie. Évoquant la déformation de ses propos, il a assuré de sa conviction aux valeurs africaines d’union, d’accueil et de respect et sa volonté de les préserver », a écrit le président Umaro Sissoco Embaló sur Twitter
Dans une interview accordée à la presse, le président Embalo a évoqué une «mal-interprétation» du discours du chef d'État tunisien sur les migrants subsahariens, affirmant qu'il ne pouvait pas croire que «le président de la Tunisie, le pays de Habib Bourguiba, peut être xénophobe ou raciste».
Pour rappel, l'Union africaine (UA), de son côté, avait condamné des déclarations « choquantes » appelant les pays membres à s'abstenir de tout discours « haineux à caractère raciste ».
Selon des statistiques officielles, la Tunisie compte plus de 21.000 ressortissants de pays d'Afrique subsaharienne, en majorité en situation irrégulière, soit moins de 0,2% d'une population totale d'environ 12 millions. Auparavant, le président bissau-guinéen a annoncé dans un tweet, mardi, avoir eu un long entretien téléphonique avec son homologue Kaïs Saïed autour des propos « contre les migrants africains » résidant en Tunisie. Avant de se réjouir que « des clarifications ont été obtenues et que la Tunisie est et restera une terre d'accueil africaine », a rassuré le président de la Commission de la Cedeao.
Il faut souligner que suite à ses propos pour le moins polémique du dirigeant tunisien, le Mali, à l'instar de plusieurs autres pays ouest africains, a déjà entamé le rapatriement de ses ressortissants de la Tunisie.
Aboubacar TRAORE
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