Rentrée littéraire 2025 du Mali : «La haine dans la forge» de Kabiné Bemba Diakité rafle la mise

Sur les quatre distinctions prévues à la clôture de la rentrée littéraire 2025 du Mali, une seule a été décerneé. C’est le prix Massa Makan Diabaté qui est revenu au roman «La haine dans la forge» de Kabiné Bemba Diakité

Publié mardi 04 mars 2025 à 08:06
Rentrée littéraire 2025 du Mali : «La haine dans la forge» de Kabiné Bemba Diakité rafle la mise

«Une œuvre bien intéressante, un terrain très superficiellement exploité par les écrivains maliens que l’auteur visite de façon assez approfondie, même si nous nous trouvons en fiction, espace moins rationnel qui soumettra le lecteur à se poser nombre de questions auxquelles il n’aura certainement pas de réponses.

Aussi, souhaitons bon vent à Kabiné Bemba Diakité pour son inspiration hors du commun et bien osée» a écrit Paul-Marie Traoré, écrivain malien, poète et romancier, auteur de plusieurs ouvrages dont le roman «Les fils Kabendy» récompensé en 2016 du prix Massa Makan Diabaté et en 2018 du prix Ahmed Baba.C’est le ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, qui a remis le prix à Kabiné Bemba Diakité lors de la cérémonie de clôture samedi 22 février 2025 au musée Muso Kunda à Korofina. Il a salué le mérite du lauréat et lancé un message d’encouragement à «la vague extraordinaire de jeunes qui se met à l’écriture et qui est à encourager»

Publié par la maison d’édition Tombouctou, «La haine  dans la forge» porte sur la science et les pratiques mystiques africaines, en l’occurrence celles des forgerons auxquelles il rend hommage pour le rôle si important qu’elles ont joué et continuent de jouer dans la société.  Tout part de l’usage que fait d’un redoutable petit marteau, cet homme, Noumouké, d’une cruauté sans limite et qui en fait un instrument de mort, de vengeance.

De par ses cruels agissements, il invite la haine à s’installer dans la forge, au mépris des principes de bon sens que prône la confrérie des forgerons à laquelle il appartient. L’atmosphère délétère qu’il engendre dégénère en une confrontation malsaine. La guerre des fétiches fait rage pour neutraliser l’impétueuse brebis égarée et sauver la confrérie du déshonneur.L’auteur en est à son second roman. Le premier, «Drame pour un fauteuil» a reçu le prix du meilleur manuscrit à la rentrée littéraire de 2016. Il porte sur les querelles de deux femmes pour un poste de secrétaires de direction. Elles s’appuient sur deux membres du conseil militaire qui régente le pays d’une poigne de fer.


L’escalade qui entraine leurs protecteurs dans le conflit se fait jusqu’à un dénouement tragique. Un roman que le réalisateur Cheick Oumar Sissoko se propose de réaliser en série télévisée. Ainsi, a résonné le clap de fin de la 17è édition de la Rentrée littéraire du Mali le samedi 22 février 2025, après plusieurs jours d’échanges passionnants, de rencontres enrichissantes et de célébration du livre sous toutes ses formes.

Placée sous le thème «L’Afrique des jeunes», cette édition, selon les organisateurs, a permis de s’interroger sur la place et le rôle de la jeunesse dans la société actuelle, en donnant lieu à plusieurs débats, dédicaces et cafés littéraires organisés dans les universités et lycées de Bamako.

Cependant, la fête a quelque peu été entachée par la non attribution de trois des quatre trophées pour des raisons de non conformité au règlement ou insuffisance de candidatures. Seul, le Prix Massa Makan Diabaté a été décerné. Il récompense un roman, un recueil de nouvelles, un récit ou une pièce de théâtre.

Les trois distinctions non attribuées sont le Prix Moussa Sow qui récompense un essai, le Prix Union Européenne, réservé à une première œuvre romanesque et le Prix Ahmed Baba décerné à un roman, un  recueil de nouvelles ou un récit. Les meubles s’en trouvent sauvés par l’attribution de ce prix Massa Makan Diabaté dont le lauréat a estimé «Que l’on fasse un travail intellectuel et qu’il soit apprécié, cela fait chaud au cœur».Rendez-vous est pris pour la 18ème édition en 2026 sur le thème” L’Afrique dans le monde de demain”.

Alpha DIAKITÉ

Rédaction Lessor

Lire aussi : Productions artistiques et culturelles : Quand l’art devient une force pour se relever

Dans les salles de spectacle, les quartiers, les festivals ou les écoles, les artistes transforment les épreuves du quotidien en messages d’espoir. Face aux crises, la culture s’impose comme un espace de résistance, de dialogue et de reconstruction collective.

Lire aussi : Centre Kandioura Coulibaly : La continuité d’une vision

Parfois, le destin freine l’ambition des hommes. C’est le cas de Kandioura Coulibaly, artiste-compositeur et créateur de mode, qui nourrissait l’ambition de construire l’un des plus grands musées d’Afrique consacrés, à l’accoutrement et aux parures..

Lire aussi : Entrepreneuriat culturel : Secteur économique à part entière

De la scène aux ateliers de création, une nouvelle génération de Maliens transforme son savoir-faire artistique en activité économique. Malgré les difficultés, la culture s’impose comme une source d’emplois et un secteur d’avenir.

Lire aussi : Théâtre : « WARI » revient sur scène le 19 septembre

Le 19 septembre, le Palais de la culture a rendez-vous avec l’histoire du théâtre malien. Sur scène, « Wari », œuvre d’Ousmane Sow, retrouvera son public après plusieurs années d’absence. Une reprise qui s’annonce comme un moment fort pour les amoureux du théâtre, mais aussi comme .

Lire aussi : Trophées panafricains Sémbé :Youssouf Doumbia de L’Essor honoré

La 3ᵉ édition des Trophées panafricains Sémbé a récompensé, vendredi dernier, une vingtaine d’hommes et de femmes qui se sont illustrés dans les domaines de la culture, du sport et du développement au Mali. Parmi eux, figure notre collègue, Youssouf Doumbia du quotidien national L’Es.

Lire aussi : «Sabalibougou Toulafin» : Une belle initiative culturelle

Ce rendez-vous qui entend mettre la culture au service de la cohésion sociale à Sabalibougou est prévu du 25 au 30 septembre.

Les articles de l'auteur

Adresse à la nation de son excellence, le Général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’Etat, à l’occasion du 66ème anniversaire de l’accession du Mali à l’Indépendance.

-.

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 21 septembre 2026 à 21:43

Décentralisation : Le comité technique de transfert des compétences livre son rapport

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a abrité jeudi, 17 septembre, la 1ère session de suivi et d’animation du Comité technique chargé du transfert de compétences et de ressources de l’état aux Collectivités territoriales, au titre de l’exercice 2026..

Par Rédaction Lessor


Publié lundi 21 septembre 2026 à 08:31

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 18 septembre 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 18 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat..

Par Rédaction Lessor


Publié dimanche 20 septembre 2026 à 09:04

Pôle national économique et financier : Le bouclier judiciaire contre les crimes économiques

Face à la complexité croissante de la corruption et de la délinquance financière, le Mali mise sur une justice spécialisée. Le Pôle national économique et financier (PNEF) concentre désormais les compétences pour traquer les atteintes aux ressources publiques.

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 18:29

Cybercriminalité : Le pôle face à une délinquance en perpétuelle mutation

Avec l’essor des technologies de l’information et de la communication, les infractions connaissent une progression et une diversification constantes. Pour mieux répondre à cette nouvelle forme de délinquance, notre pays a mis en place une juridiction spécialisée. Issa Coulibaly, magistrat, au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, explique les enjeux de cette lutte, les infractions prises en charge et les défis auxquels la justice est confrontée.

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 18:24

Lutte contre la criminalité financière : l’ARGASC, un maillon essentiel dans l’architecture juridique du Mali

La structure est progressivement en train d’occuper sa place aux côtés des autres acteurs de la chaîne pénale. Sur la base des décisions de justice elle a recouvré de juin 2025 au 31 juillet 2026, la somme de 54.410.150 Fcfa. À cela s’ajoutent la confiscation de 137,90 grammes d’or, et des matériels roulants et de biens immobiliers.

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 18:07

Patrimoine culturel et souveraineté : Ces vestiges temoins du courage, de la bravoure et de la résistance

Au lendemain de l’indépendance, les autorités ont entrepris des actions de restauration et de réhabilitation de notre histoire et des grands Hommes et Femmes qui se sont illustrés par leurs hauts faits contribuant à la grandeur de notre peuple..

Par Rédaction Lessor


Publié jeudi 17 septembre 2026 à 18:03

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner