La cérémonie de restitution et de signature solennelle du document consensuel sur la Charte des partis politiques a eu lieu hier à la Maison de la presse. C’était en présence du Président du FPMP, par ailleurs président du Parti pour la restauration des valeurs du Mali (PRVM-Fasoko), Mamadou Oumar Sidibé et de l’initiateur de l’Ipac, non moins président du Congrès national d’initiative démocratique-Faso Yiriwa Ton (Cnid-FYT), Me Mountaga Tall et beaucoup d’autres responsables politiques.
Le FPMP et l’IPAC ont décidé de transmettre leurs propositions dans un envoi unique. Au nombre de leurs propositions, les deux entités politiques approuvent le maintien du principe de la déclaration préalable avec le dépôt d’un projet de société en plus des autres conditions comme exiger des partis politiques de tenir leurs assises conformément à leurs textes, d’avoir un siège différent du domicile privé et du bureau et de notifier tout changement de siège à l’autorité. S’ajoute à cela la participation à, au moins, une élection en période électorale.
Le FPMP et l’IPAC demandent aussi de maintenir le délai d’un mois pour l’obtention du récépissé, de ramener à 25 au lieu de 21 ans l’âge minimum pour être dirigeant d’un parti. Pour les deux regroupements, il faut remplacer la section des comptes par la Cour des comptes. Ils proposent aussi le maintien de la subvention de l’état aux activités de formations politiques à partir des critères d’éligibilité. Cette subvention doit être à hauteur de 0,25% des recettes fiscales et l’instauration d’une éthique politique.
Mamadou Oumar Sidibé, président du PRVM
En outre, les membres du FPMP et de l’IPAC souhaitent voir une cohérence dans alliances politiques pendant les scrutins. «En aucun cas, une alliance politique ne peut être scellée entre un parti déclaré proche de la majorité et un autre à l’opposition», proposent-ils. Pour les deux regroupements, les leaders des partis peuvent accéder aux passeports de services et le chef de file de l’opposition peut être aligné sur un plan protocolaire et sécuritaire au même titre que les présidents des Institutions de la République.
Dans une déclaration commune, le président du PRVM-Fasoko, Mamadou Oumar Sidibé, a réaffirmé l’attachement du regroupement auquel il adhère au multipartisme comme étant un droit inaliénable et indissociable des idéaux d’une démocratie véritable et inclusive. Mamadou Oumar Sidibé dira que le FPMP et l’IPAC s’accordent d’actualiser et de moderniser la réglementation dans la création des partis politiques à travers des mesures qui tendent à faciliter la présence physique d’observateurs lors de l’assemblée constitutive des partis afin d’attester de l’effectivité du processus.
Il s’agit de sanctionner le nomadisme politique des élus en cours de mandat, de moraliser et encadrer les alliances des formations politiques en période électorale. Lutter contre la corruption électorale et l’achat de conscience qui sont des freins à l’expression d’une démocratie véritable, inscrire le statut du chef de file de l’opposition dans la Charte des partis politiques et protéger les leaders des partis dans leurs activités politiques font partie des mesures.
Les deux regroupements politiques souhaitent l’actualisation des conditions d’éligibilité à la subvention pour les partis politiques avec un devoir de sensibilisation et de formation citoyenne des populations, de contrôler plus efficacement l’utilisation de ce fonds et d’impliquer les entités politiques dans le processus d’audit du fichier électoral pour garantir la transparence et l’équité dans ces processus.
D’après Mamadou Oumar Sidibé, ces propositions sont conformes aux recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR) et du Dialogue national inclusif (DNI) sur les réformes institutionnelles et politiques à mener dans notre pays. Il a ensuite invité le gouvernement à poursuivre le dialogue et les concertations.
Bembablin DOUMBIA
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