Il y a eu de multiples témoignages sur
les bienfaits de ce régime de prise en charge du risque maladie chez les
indigents lors de la Journée d’information et de sensibilisation
institutionnelle sur le Ramed.
La rencontre tenue, hier au Centre
international de conférences de Bamako (CICB), à l’initiative de l’Agence
nationale d’assistance médicale (Anam), était présidée par la ministre de la
Santé et du Développement social, Mme Diéminatou
Sangaré, sous le parrainage du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
C’était en présence de l’ambassadeur de la République populaire de la Chine au
Mali, Chen Zhihong, du directeur général de l’Anam, Hameth Ben Hamane Traoré,
et de plusieurs invités.
La Journée s’inscrit dans le
cadre des activités du Mois de la santé et de la protection sociale, lancée
lundi dernier. Elle permettra de renforcer la visibilité de ce dispositif
d’assistance qui offre une couverture médicale gratuite aux personnes dépourvues
de ressources et reconnues comme tel par la collectivité territoriale
d’assistance médicale. Cela, conformément à la volonté du président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta qui est de faire du Ramed, le levier
essentiel de la lutte contre l’exclusion sociale au Mali.
La rencontre a été
l’occasion d’assurer également un plaidoyer pour le renforcement de la
solidarité nationale autour de ce régime. Rappelons que plusieurs catégories de
personnes bénéficient du Ramed. Il s’agit des indigents et de leurs ayants
droit, des admis de droit (pensionnaires des établissements de bienfaisance,
des établissements pénitentiaires, les personnes sans domicile, les blessés à
l’occasion de conflits armés ou de catastrophes).
Pendant les 10 premières années
de l’effectivité de ses activités (2011 à 2021), l’Anam a immatriculé près de
937.283 personnes sur lesquelles 335.537 avaient pu réellement bénéficier de
prise en charge médicale gratuite.
Ces chiffres étant en deçà des aspirations
des populations, a indiqué la ministre de la Santé et du Développement social, l’Agence a adopté
en janvier dernier, un programme d’urgence d’enrôlement de trois millions de bénéficiaires
d’ici la fin de l’année. C’est pourquoi, a-t-elle rappelé, une vaste campagne
nationale d’enrôlement massif a été lancée en février dernier. L’action a
permis d’immatriculer 2.882.331 personnes au Ramed dont 389.014 ont pu
effectivement bénéficier de prestations médicales gratuites.
Mme Diéminatou Sangaré a félicité l’Anam pour
le travail abattu. Selon elle, la ministre en charge de la Santé, c’est l’outil
privilégié du gouvernement pour établir l’équité dans l’accessibilité financière
aux soins. Elle a invité la population à participer à la lutte contre la fraude
pour préserver le Ramed.
La Journée a été marquée par plusieurs remises symboliques. Il s’agit des tableaux de la charge d’ambassadeur institutionnel de l’Anam au chef de l’État et à plusieurs ministres, la réception de 55 tablettes Smartphones servant à l’enrôlement électronique des bénéficiaires du régime. S’y ajoute la remise de cartes Ramed à trois indigents des Communes I et IV du District de Bamako et des attestations de reconnaissance aux maires de la Commune I et IV de Bamako, de la Commune rurale de Logo (Région de Kayes) et au Conseil régional de Sikasso pour leur engagement dans la mise en œuvre du Ramed.
Mohamed DIAWARA
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