Montée des eaux du fleuve à Gao : Plus de peur que de mal

Suite à l’alerte du bulletin hebdomadaire de l’hydraulique sur la montée des eaux du fleuve du Niger, le gouverneur de la Région de Gao, le Général de division Moussa Moriba Traoré, a tenu, il y a quelques jours, une réunion d’urgence dans la salle de conférence du gouvernorat.

Publié mardi 31 décembre 2024 à 07:37
Montée des eaux du fleuve à Gao : Plus de peur que de mal

L’eau a submergé l’ancienne route de Gao pour se jeter sur la Route nationale 16 (RN16) passant par le pont de Wabaaria

 

 Au cours de cette rencontre, il a instruit les services techniques de la région et les  partenaires à se mettre à la tâche pour minimiser voire anticiper sur les éventuels dégâts qui pourraient être liés à la crue. Le directeur régional de la protection civile de Gao, le lieutenant-colonel Mamadou Keïta a rappelé qu’avec l’appui du Haut conseil des réfugies (HCR) et la jeunesse de Gao, durant plusieurs jours voire des semaines, sa direction a organisé une caravane de sensibilisation en faisant le porte-à-porte pour inviter toutes les communautés riveraines à quitter le lit du fleuve. Et de dire aussi que les Forces de défense et de sécurité de la première région militaire ont réalisé aussi des tranchées sur la route de Bourem en vue de renforcer les digues.

Pour éviter des décès par noyade, selon le directeur régional de la protection civile de Gao, tous les propriétaires de pinasses du quai de Gao doivent être munis, sur instruction du gouverneur de la région, de moyens de sauvetage (gilets ou chambres à air et extincteurs) avant d’embarquer des passagers.

Une instruction respectée par plus de 50% des propriétaires de pinasses.Le directeur régional de l’hydraulique de Gao, Oumar Sow rappellera que cette situation exceptionnelle de montée des eaux du fleuve remonte aux années 1958. Il soutiendra que cette année, le niveau des eaux du fleuve à la station hydrométrique de Gao est monté de 4,76 m tandis que la côte d’alerte  est de 4,60 m. À la date du 27 décembre dernier, le niveau des eaux du fleuve à la station hydrométrique de Gao avait même atteint 4,79 m.

A l’en croire, il y a eu plus de peur que de mal. Selon lui, la montée des eaux du fleuve ne dépasse pas 1 cm par jour sur toutes les stations hydrométriques de la région à savoir la station hydrométrique de Bamba, Taoussa, Gao, Ansongo, Lelehoye et Labbezanga.

Le directeur régional de l’hydraulique a estimé que la ville de Gao n’a pas enregistré les mêmes dégâts que Tombouctou, Diré et Mopti. Selon lui, d’ici fin décembre, le niveau des eaux du fleuve baissera. Toutefois, il invite la population riveraine à libérer le lit du fleuve.

Le directeur régional de l’Académie d’enseignement de Gao, Lassana Koumaré, a déclaré que 23 écoles de la région sont à risque d’inondation par les eaux du fleuve. Cinq de ces établissements scolaires sont en alerte rouge à Bourem, Gao, Ansongo et Haoussa Foulane.

Pour le sous-préfet de Gounzourèye, Aguissa Ag Kanam–Nam, les eaux du fleuve ont submergé l’ancienne route de Gao pour se jeter sur la Route nationale 16 (RN16) qu’enjambe le pont de Wabaaria. Il a aussi fait savoir que la crue n’a pas fait de dégâts sur les habitations de Bangoudié I et  Bangoundié II. 

Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao

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