Le ministre Bouréma Kansaye animant la conférence en présence du gouverneur, le Général de division Moussa Moriba Traoré
Le conférencier principal était le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye. C’était en présence du gouverneur de la Région de Gao, le Général de division Moussa Moriba Traoré et du recteur par intérim de l’Université de Gao, Pr Moussa Touré.
Le président du Conseil régional de la jeunesse, Abdoul Back Touré, a estimé que la création de l’université de Gao permettra aux étudiants de la région de rester dans leur terroir sans vivre le calvaire que d’autres ont vécu à Bamako. Le 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Gao, Bouya Ben Maouloud, s’est dit très ravi du processus d’opérationnalisation d’une université dans sa commune.
Pour sa part, le Général de division Moussa Moriba Traoré a souligné que les bacheliers de la région auront ainsi la chance d’étudier ici sans connaître les difficultés liées aux frais de transport ou de nourriture et de logement. Une situation que d’autres ont vécu dans la capitale. Et de saluer les autorités de la Transition pour les efforts consentis à l’endroit de la région.
Dans son introduction, le ministre Kansaye a transmis les chaleureuses salutations du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, avant de remercier le gouverneur de la région et l’ensemble de la population pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Le conférencier, avant d’entrer dans le vif du sujet, a aussi expliqué que le site de l’Université de Gao est un endroit confortable d’une superficie de 1.500 hectares, tout en ajoutant que les structures visitées autour de la ville de Gao peuvent abriter provisoirement les structures de cette université.
Pr Bouréma Kansaye a rappelé qu’en 1962, après la réforme du système éducatif, il était prévu de créer l’université et des grandes écoles et instituts; à savoir l’École nationale d’administration, l’École normale supérieure, l’École nationale des ingénieurs de Bamako, l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, entre autres. Le ministre a évoqué la nécessité de créer d’autres universités pour l’accès à la formation supérieure. Et de rappeler que l’université du Mali a été créée en 1993 et opérationnalisée en 1996, puis transformée à l’Université de Bamako dans l’optique que d’autres universités seront créées à l’avenir.
Il est ressorti des explications du conférencier que plusieurs débats ont été menés sur la question de la décentralisation des universités, notamment la nécessité d’en créer d’autres dans les régions. Cette volonté a été concrétisée en 2010 et 2011 avec la création de la première université dans une région, notamment à Ségou. C’est la poursuite de cet objectif qui justifie la volonté de porter sur les fonts baptismaux les Universités de Gao, de Tombouctou, de Bandiagara, de Sikasso et de Kayes. Ce qui traduit la volonté des autorités de la Transition de mailler le territoire national en termes d’accessibilité et d’accès à l’enseignement supérieur. Selon lui, l’opérationnalisation de l’Université est une tâche complexe qui demande des ressources humaines, mais aussi des ressources financiaires, des locaux, entre autres. Dès lors, on s’est mis au travail pour ces universités de Gao, Sikasso créées en 2022 et en 2023 et nous avons mobilisé des responsables chargés des activités de leur opérationnalisation.
Le chef du département de l’Enseignement supérieur a également souligné que l’université est un lieu de rencontre de la jeunesse, mais aussi un lieu de culture et bien d’autres activités. Il a promis que son département mobilisera toutes les énergies pour que l’université de Gao soit opérationnelle dans un meilleur délai.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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