Le document a été remis au représentant du gouverneur
La cérémonie était présidée par le préfet du Cercle de Gao, Bénéna Mounkoro, en présence du chef de bureau de zone Unicef-Gao, Patrice Vayikalanga. Y étaient aussi la directrice régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Sanogo Bintou Traoré, la présidente du Parlement des enfants de Gao, Mlle Arhama Coulibaly, la représentante de la délégation spéciale du Conseil régional, Mme Maïga Tata Touret et la 3è adjointe au maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Issa Maïga. Des milliers d’enfants vêtus de tee-shirts imprimés au logo de «la Journée mondiale de l’enfant» étaient naturellement de la fête.
La présidente du Parlement des enfants de la Région de Gao dira que cette année le thème est une interpellation directe, car il touche aux fondements du bien-être et de l’avenir des enfants. Selon Mlle Arhama Coulibaly, les enfants ne peuvent pas jouir pleinement de leurs droits, si les politiques et les budgets publics ne tiennent pas compte de leurs besoins réels. Grâce à l’Unicef, au ministère en charge de la Promotion de l’Enfant, ainsi que l’Amap et autres partenaires, nous avons suivi des sessions de formation visant à renforcer nos compétences sur le plaidoyer, conformément aux orientations nationales, a-t-elle rappelé.
Un mémorandum contenant des recommandations sur le respect des droits des enfants a été élaboré et remis au représentant du gouverneur. À ce propos, la présidente du Parlement des enfants a sollicité l’engagement des autorités régionales, afin que ces recommandations soient prises en compte dans les agendas politiques et budgétaires des collectivités et des services publics de la région. Et d’exhorter ses camarades à continuer les démarches avec responsabilité et détermination. Mlle Arhama Coulibaly déclarera aussi que les enfants vont renouveler leur engagement à poursuivre le plaidoyer, à collaborer avec les autorités et à rester mobilisés pour le suivi des engagements pris en leur faveur.
Quant à Mme Sanogo Bintou Traoré, elle réaffirmera son engagement, en collaboration avec les autorités et les partenaires comme l’Unicef, à œuvrer sans relâche pour la promotion des droits de l’enfant même dans les conditions difficiles que connaît la région. «Vos rêves comptent, vos voix comptent, votre avenir compte et nous continuerons de travailler pour vous avec vous, afin que vous puissiez grandir dans la dignité, la sécurité et l’espoir», a-t-elle déclaré.
Patrice Vayikalanga a énuméré les efforts constants du gouvernement en faveur des droits de l’enfant. Il s’agit de la vaccination en 2024 de plus de 180.000 enfants dits «zéro dose» et l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination de routine, l’élaboration d’un plan d’actions multisectoriel pour prévenir toutes les formes de malnutrition et la création de la direction nationale de la protection judiciaire de l’enfant. Mais aussi une augmentation d’environ 3% du taux brut de scolarisation dans les cycles fondamentaux 1 et 2, la tenue des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille avec une participation active des enfants.
Pour lui, ces résultats témoignent d’une volonté politique claire et d’un engagement budgétaire réel en faveur des enfants, tout en ajoutant que malgré ces efforts de nombreux enfants continuent d’être privés de leurs droits essentiels. Il ajoutera que le programme de la Stratégie nationale pour le développement durable 2024-2033 (SNEDD) reflète une volonté d’intégration des droits de l’enfant, notamment à travers son axe sur la valorisation du capital humain.
Pour sa part, Bénéna Mounkoro a déclaré que notre pays traverse encore une crise multidimensionnelle dont les conséquences touchent en premier lieu les enfants. «Malgré ces difficultés, le Mali a enregistré ces dernières années des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, contribuant à l’amélioration des droits de l’enfant. Mais de nombreux enfants restent confrontés à des privations majeures limitant la pleine réalisation de leurs droits», a-t-il précisé. Et de souligner que la Constitution du 22 juillet 2023 stipule dans son article 10 que «l’éducation, la formation, le travail, le logement, les loisirs, la santé, la protection sociale, l’alimentation et l’accès à l’eau constituent des droits reconnus».
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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