Mobilisation contre les sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa : Le 14 janvier institué Journée nationale de la souveraineté retrouvée

A l’occasion du grand rassemblement de soutien aux autorités de la Transition, en janvier dernier, nos compatriotes affirmaient leur volonté de défendre la cause nationale. Tous les pays et partenaires ont été invités à respecter les choix stratégiques de notre pays

Publié vendredi 23 décembre 2022 à 07:00
Mobilisation contre les sanctions de la Cedeao et de l’Uemoa : Le 14 janvier institué Journée nationale de la souveraineté retrouvée

Plusieurs milliers de Maliens ont manifesté le 14 Janvier 2022 à Bamako, dans les capitales régionales et au niveau de la diaspora

 

Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a décidé d’instituer le 14 janvier, Journée de la souveraineté retrouvée, en souvenir de la mobilisation inédite des Maliens contre les sanctions inhumaines prises contre notre pays par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

En effet, lors de leurs sommets extraordinaires tenus à Accra au Ghana le 9 janvier 2022, la Cedeao et l’Uemoa) avaient décidé d’infliger des sanctions extrêmes et inédites contre notre pays.


Ces sanctions qui juraient avec les textes des deux organisations communautaires étaient venues s’ajouter à d’autres déjà prises par la Cedeao lors de ses sessions extraordinaires du 12 septembre et du 7 novembre 2021. L’Uemoa avait décidé d’imposer des sanctions additionnelles vigoureuses incluant des sanctions économiques et financières contre le Mali.


En plus de sa suspension des organes, elle avait  suspendu les concours financiers en faveur du pays par ses institutions de financement. La Cedeao quant à elle avait entériné les décisions prises par l’Uemoa.

En jugeant  inacceptable le chronogramme proposé par la Transition, elle avait choisi de maintenir les sanctions initialement imposées à l’encontre du Mali et des autorités de la Transition. 


Avant de prendre des sanctions économiques et financières supplémentaires contre le pays, notamment la suspension de toutes les transitions commerciales et financières entre les pays de l’Organisation et le Mali à l’exception des produits alimentaires de grande consommation, des produits pharmaceutiques, des matériels et équipements médicaux, y compris ceux pour la lutte contre la Covid-19, des produits pétroliers et de l’électricité.


Il s’agit aussi du gel des avoirs du Mali dans les banques centrales de la Cedeao, des avoirs de l’état malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de l’Union. Aussi, elle avait décidé de  la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur du Mali par ses institutions de financement,  de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cedeao et le Mali…

 

MOBILISATION INÉDITE- La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié dans les heures qui ont suivi, les autorités maliennes  ont déclaré que ces mesures contrastent avec les efforts fournis par le gouvernement et sa disponibilité au dialogue en vue de trouver un compromis avec la Cedeao sur  le chronogramme des élections.

Face à cette situation, les autorités maliennes ont  appelé les populations à une mobilisation générale le vendredi 14 janvier 2022. Les Maliens ont répondu à cet appel  à travers une mobilisation inédite à Bamako, dans les capitales régionales et au niveau de la diaspora.

Ce rassemblement qui a mobilisé plusieurs milliers de personnes, toutes sensibilités confondues, a été l’occasion pour les populations de démontrer leur soutien aux autorités de la Transition derrière qui, elles ont décidé de former un bloc. C’était aussi une tribune pour le gouvernement et les organisations de société civile pour dénoncer ces sanctions «extrêmes, inédites qui violent les textes de ces organisations».

Ce  rassemblement a enregistré à la Place de l’indépendance, la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de plusieurs membres du gouvernement et des institutions de la République. Cette démonstration de force a surtout permis de démontrer aux organisations communautaires et à la communauté internationale que les autorités de la Transition sont en phase avec les populations.

Après ce rassemblement inédit et la levée des sanctions, le 3 juillet dernier, le président de la Transition a décidé d’instituer  le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée.

Il ressort du communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 décembre dernier que le colonel Assimi Goïta a décidé, lors de la session du Conseil des ministres du 30 novembre 2022, d’instituer le 14 janvier, journée nationale de la souveraineté retrouvée, en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Cedeao et de l’Uemoa.

Selon le communiqué, la célébration de l’anniversaire de cette grande mobilisation est prévue le 14 janvier 2023, en vue de renforcer le sentiment patriotique et magnifier la souveraineté retrouvée du Mali qui repose désormais sur les trois principes définis par le président de la Transition, conformément à la vision du peuple malien.

Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du respect de ses choix stratégiques et de partenariats opérés et la défense des intérêts vitaux des populations maliennes dans toutes les décisions prises.

L’objectif visé à travers la commémoration de cette journée historique est de graver dans la conscience collective, le sentiment patriotique et la capacité de résilience du peuple malien pour l’affirmation et la restauration de sa souveraineté nationale retrouvée.

Dieudonné DIAMA

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