Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a lancé, hier au CICB, les travaux du processus d’élaboration de la Vision 2063 et de la Stratégie nationale de développement à moyen terme au Mali. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’économie et des Finances, Alousséni Sanou, du président du Conseil national du patronat du Mali, Mossadeck Bally et du chef de file des Partenaires techniques et financiers, Marc Saba.
Les
orientations du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, ont été
partagées à travers une projection dans laquelle, il explique que la grande
mission se présente comme une première priorité permettant de bâtir les
fondations d’un avenir meilleur pour notre pays qui a tant souffert. Le chef de
l’état estime que la Vision 2063 devra
capitaliser sur le nouveau leadership en matière de gouvernance sécuritaire,
des efforts en matière de renforcement des capacités des forces de défense et
de sécurité, le respect de la souveraineté du Mali dans les relations
extérieures et les initiatives en matière de contrôle et de transformation des
ressources nationales.
L’objectif de cette réflexion est justement de
déterminer les stratégies et les priorités de développement dans tous les
secteurs stratégiques à moyen et long terme. L’horizon retenu étant l’année
2063 en lien avec le cadre stratégique pour la transformation socio-économique
en Afrique. Ainsi, sa réalisation se fera progressivement sur les quarante
années à venir à travers des stratégies de mise en œuvre. L’exercice aboutira à
un phasage visant à définir quatre périodes décennales (2024-2033, 2034-2043,
2044-2053, 2054-2063), les objectifs (globaux et spécifiques) pour chaque
période et les stratégies à mettre en œuvre.
«La
Vision se focalisera sur la construction d’une économie nationale intégrée
bâtie sur le développement des pôles économiques régionaux autour des filières
économiques porteuses, l’amélioration de la cohérence des politiques
économiques, du déploiement des infrastructures de transports, d’énergie et de
technologies d’information et de communication», a expliqué le coordinateur de
la Cellule technique du CSLP, Mahamadou Zibi Maïga, dans sa présentation.
Le
président du CNPM a indiqué que la vision stratégique d’un pays ne doit pas se
limiter à l’élaboration d’un document formel, mais doit constituer un socle sur
lequel se reposera chaque décision politique et chaque action entreprise. Et le
ministre de l’économie et des Finances d’expliquer que la «Vision sera élaborée sous la forme d’un
livre blanc, une référence pour la construction du futur. Elle couvre une
période de quarante ans déclinés par périodes décennales ou phases. Par
exemple, la première décennie pourrait avoir comme objectif global la
refondation de l’État, la diversification et la transformation structurelle de
l’économie».
Le patron de l’hôtel des
Finances soulignera aussi qu’un important fond cartographique et un «Atlas»
économique seront préparés par l’Institut géographique nationale (IGM) à
l’effet de documenter l’état des réalisations à chaque phase. Aussi, une
stratégie de communication sera élaborée et mise en œuvre par l’Agence
nationale de la communication pour le développement (ANCD) pour une grande
dissémination et une meilleure appropriation.
Pour
sa part, le Premier ministre dira que ce processus marque une étape décisive
dans l’avènement du Mali Kura, souhaité par le peuple malien.
Le Premier
ministre dira que l’une des recommandations phares des Assises nationales de la
refondation dans le domaine économique, consiste à élaborer une politique
économique et financière basée sur une stratégie permettant de réaliser un taux
de croissance moyen du PIB supérieur à 10% par an et pendant plusieurs
décennies.
Pour lui, la «réalisation de cette croissance forte et durable ne peut se faire que dans un cadre programmatique de long terme à travers une nouvelle étude prospective définissant une nouvelle vision de développement». Le chef du gouvernement a assuré que des réformes nécessaires et indispensables seront également identifiées et mises en œuvre tout le long de la Vision. Un exercice qui doit permettre au pays de sortir des sentiers battus et jeter les bases d’un Mali nouveau, et ce de façon inclusive.
Babba COULIBALY
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