#Mali : Lutte contre la #corruption : Priorité au recouvrement des deniers publics détournés

Des actions d’envergure sont déjà en cours dans ce sens. En témoigne la création de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. La direction générale du contentieux de l’État (DGCE) entend également jouer sa partition pour le recouvrement des condamnations pécuniaires faites au profit de l’État

Publié jeudi 08 août 2024 à 18:38
#Mali : Lutte contre la #corruption : Priorité au recouvrement des deniers publics détournés

Des membres du gouvernement et autres participants lors de la cérémonie d’ouverture des travaux

 

 


La direction générale du contentieux de l’État (DGCE) entend pleinement jouer son rôle dans la lutte contre la corruption dans notre pays. Pour ce faire, la structure a organisé, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une journée d’échanges sur le thème «le rôle et la place de la direction générale du contentieux de l’État dans la lutte contre la corruption». L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué et du directeur général du contentieux de l’État, Badou Hassèye Traoré.



À travers cette rencontre, deuxième du genre, la DGCE entendait parfaire son travail et obtenir des résultats satisfaisants. Cela est d’autant plus nécessaire que la finalité de la lutte contre la corruption doit être, dans la mesure du possible, le recouvrement des fonds détournés. De même que le rétablissement de la victime dans ses droits et la consécration de ces fonds à la satisfaction des besoins essentiels des citoyens. La mission de la DGCE, rappelons-le, est de participer et veiller au cours de la procédure judiciaire à ce que les biens/intérêts de l’État, qu’elle représente, soient sauvegardés. 



Le phénomène de la corruption préoccupe les autorités de notre pays qui ont pris plusieurs initiatives dans ce cadre dont la plus récente est la digitalisation de l’administration publique. Cette décision de nos autorités est justifiée par les dimensions, mais aussi les conséquences néfastes de la corruption sur les actions de développement et la vie publique de façon générale. «De ce fait, la lutte contre la corruption constitue un défi pour toute la société que nous devons relever ensemble. Elle requiert la mobilisation de tous», a invité le directeur général du contentieux de l’État. Concrètement, la lutte contre ce fléau implique plusieurs acteurs, notamment les structures de contrôle (interne et externe), la justice et la société civile. Chaque acteur a un rôle précis à jouer dans le processus et des responsabilités, a insisté Badou Hassèye Traoré.



La corruption, la délinquance financière créent un préjudice pour l’État par la perte de ressources publiques préalablement destinées à la satisfaction des besoins d’intérêt général. Ainsi, l’action de la DGCE vise à faire réparer le préjudice causé à l’État du fait du détournement des ressources publiques vers des profits privés, a assuré Badou Hassèye Traoré. Avant de rappeler que sa structure a reçu comme instruction d’accorder une importance particulière au recouvrement des condamnations pécuniaires faites au profit de l’État. Malgré la réforme de 2014 accordant une plus grande autonomie à la DGCE, celle-ci est confrontée aux «insuffisances des ressources humaines». 




ENGAGEMENT DES AUTORITÉS- Prenant en compte les conséquences de la corruption sur la paix, la sécurité et le développement de notre pays, le gouvernement a pris la juste mesure, dès le début de la Transition, en inscrivant la lutte contre ce fléau dans son plan d’actions. Le Garde des Sceaux est revenu, de son côté, sur les réformes opérées dans le secteur de la justice qui ont abouti, notamment aux créations du Pôle national économique et financier et de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. S’y ajoute la création du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Selon Mahamadou Kassogué, ces structures ont radicalement changé le visage de notre système de justice pénal en matière économique et financière. Il dira, par exemple, que l’institution du Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité a permis de mettre fin à l’utilisation du cyberespace comme véhicule de corruption.



Ouvrant les travaux, le Premier ministre a rappelé que la corruption est un phénomène social, politique et économique, complexe qui touche tous les pays. Elle sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. «Elle touche donc tous les domaines de la société et a un impact négatif direct sur la réalisation des Objectifs de développement durable, d’où l’urgente nécessité pour les gouvernants d’apporter une réponse appropriée au phénomène», a exhorté Dr Choguel Kokalla Maïga.



Conformément aux résolutions des Assises nationales de la Refondation (ANR), le gouvernement a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la corruption en 2023. «L’adoption de cette stratégie prouve à suffisance l’engagement des autorités de la Transition à éradiquer le fléau», a-t-il rappelé. Le chef du gouvernement a ensuite invité à mettre en place une justice vertueuse et républicaine sous la Transition. Une justice qui protège le pauvre sur son droit et punit le riche sur son tort et vice-versa.

Bembablin DOUMBIA

Lire aussi : Journée africaine de la décentralisation et du développement local : Sous le signe de l’accès à l’eau et à un environnement sain et durable

L’édition de cette année vise à valoriser le rôle des collectivités territoriales dans l’atteinte de ces objectifs à travers une participation accrue des jeunes et des femmes.

Lire aussi : Sékouba Cissé : «Le Mali et l’Algérie sont appelés à développer les différents volets diplomatiques»

Dans les lignes qui suivent, le secrétaire aux relations extérieures de l’Amicale des anciens ambassadeurs et consuls généraux du Mali, Sékouba Cissé, verse son avis dans le débat sur la reprise de la relation diplomatique entre Bamako et Alger..

Lire aussi : Communiqué du conseil des ministres du vendredi 7 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat..

Lire aussi : Comité de pilotage de la Refondation de l’État : La 6è session se penche sur la mise en œuvre des recommandations

Le Centre international de conférences de Bamako a abrité hier les travaux de la 6è session du Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’État..

Lire aussi : À l’heure du Mali : 5 ans de transition, de refondation et de souveraineté

Qui mieux que le Chef du Gouvernement pour trouver les mots qui traduisent l’action publique inspirée par le Chef de l’État et portée par les ministres durant ces cinq années de Transition ? « Ces cinq ans de la Transition auront été ceux de la restauration de l’État et de la recon.

Lire aussi : Cinq ans de Transition : Le chef du gouvernement dresse le bilan et trace la voie vers le Mali Kura

Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a présidé ce jeudi 6 août à la Primature la clôture des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition. C’était en présence des membres du gouvernement, du Conseil national de la Transition, des.

Les articles de l'auteur

Journée africaine de la décentralisation et du développement local : Sous le signe de l’accès à l’eau et à un environnement sain et durable

L’édition de cette année vise à valoriser le rôle des collectivités territoriales dans l’atteinte de ces objectifs à travers une participation accrue des jeunes et des femmes.

Par Bembablin DOUMBIA


Publié mardi 11 août 2026 à 08:21

Sékouba Cissé : «Le Mali et l’Algérie sont appelés à développer les différents volets diplomatiques»

Dans les lignes qui suivent, le secrétaire aux relations extérieures de l’Amicale des anciens ambassadeurs et consuls généraux du Mali, Sékouba Cissé, verse son avis dans le débat sur la reprise de la relation diplomatique entre Bamako et Alger..

Par Bembablin DOUMBIA


Publié mardi 11 août 2026 à 07:56

Koulouba : Le chef de l'État reçoit le rapport du forum national sur la justice

Ce document capitalise 218 recommandations issues des différents échanges à différents niveaux, notamment les états généraux des différents corps professionnels du secteur de la justice, les concertations régionales et le forum national sur la justice.

Par Bembablin DOUMBIA


Publié lundi 10 août 2026 à 15:50

Comité de pilotage de la Refondation de l’État : La 6è session se penche sur la mise en œuvre des recommandations

Le Centre international de conférences de Bamako a abrité hier les travaux de la 6è session du Comité de pilotage stratégique de la refondation de l’État..

Par Bembablin DOUMBIA


Publié vendredi 07 août 2026 à 14:44

Cinsere-FNR : Le rapport annuel 2025 validé

Le document sera officiellement remis au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta dans les prochains jours.

Par Bembablin DOUMBIA


Publié mercredi 05 août 2026 à 17:27

Gao et Kidal : L´Allemagne octroie plus de 90 millions de Fcfa au profit des personnes vulnérables

La mise en œuvre de cette initiative sera assurée par la Croix-Rouge malienne.

Par Bembablin DOUMBIA


Publié mercredi 05 août 2026 à 13:40

Mali : La Cour suprême rejette le pourvoi en cassation de Clement Dembélé

Cette décision de la Haute juridiction de notre pays relance le procès du militant contre la corruption.

Par Bembablin DOUMBIA


Publié mardi 04 août 2026 à 12:12

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner