Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, hier, en séance plénière quatre projets de loi dont celui autorisant la ratification de l’accord de prêt signé à Lomé (Togo), le 10 mars 2025, entre le gouvernement et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du projet de construction du tronçon Nord de la boucle Nord 225 kv autour de Bamako et des postes électriques. Les travaux étaient dirigés par le 4è vice-président de l’organe législatif, Hamèye Founé Mahalmadane.
Les parlementaires ont adopté ce texte dans un contexte où notre pays fait face à une crise énergique sans précédent. Actuellement alimenté par des centrales locales et des interconnexions régionales, le réseau de distribution 30 kv de Bamako est saturé, selon le rapport de la Commission mines saisie pour l’étude au fond. Pour réduire les coûts et sécuriser l’approvisionnement futur via les interconnexions et les grands barrages de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), les autorités du pays ont entamé une politique de modernisation des infrastructures, notamment la construction de lignes haute tension vers Bamako.
C’est dans ce cadre que la société Énergie du Mali (EDM-SA) envisage de construire une ligne à deux circuits 225 kv en boucle autour de la capitale afin d’éviter les engorgements, minimiser les pertes et assurer une desserte optimale. Le projet est structuré en deux phases complémentaires. La première, la boucle Sud, était destinée à intégrer les interconnexions au Sud de la capitale. Afin de consolider les acquis de cette première phase, le gouvernement a sollicité la BOAD pour le financement partiel de la deuxième phase, à savoir la boucle Nord.
Le projet vise notamment, à faire transiter une puissance minimale de 600 MW à travers ce nouveau réseau, satisfaire les besoins en énergie des clients de la ville de Bamako et des localités environnantes et contribuer à l’accès à l’énergie des localités non électrifiées. Le financement de ce projet permettra de répondre à la demande croissante en énergie, d’améliorer la qualité de la distribution et de favoriser le développement économique en soutenant les activités industrielles et commerciales, souligne le rapport de la Commission mines.
Par cet accord, la BOAD octroie au gouvernement un prêt de 30 milliards Fcfa. Cependant, le coût prévisionnel total du projet s’élève à environ 110,3 milliards Fcfa pour une durée de quatre ans. Il convient de signaler que 10.000 ménages dans la zone du projet auront un accès à l’électricité tandis que 300.000 autres hors de sa zone auront un accès renforcé à l’électricité. Aussi, environ 300 emplois directs et 953 emplois indirects seront créés, signale la Commission mines.
C’est le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma qui a défendu ce projet de loi. D’après lui, ce texte s’inscrit dans l’axe 3 de la lettre de cadrage du Président de la Transition qui invite le gouvernement à œuvrer à la satisfaction des besoins essentiels des populations. Ce projet de loi a été adopté à l’unanimité par 124 votants.
Les législateurs ont également donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-021/PT-RM du 04 avril 2025 autorisant la ratification de l’accord de financement du Projet d’appui pour la sécurité de l’eau au Mali (Pasema), signé à Bamako, le 7 février 2025, entre le gouvernement et l’Association internationale de développement (IDA). Ce texte également défendu par le ministre de l’Agriculture a été adopté par 121 votants avec une voix contre.
Les membres du CNT ont aussi approuvé le projet de loi portant création de la direction générale des collectivités territoriales. Ce texte défendu par le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, a été adopté à l’unanimité par 123 votants.
Enfin, les parlementaires ont donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2025-010/PT-RM du 14 février 2025 portant modification de la loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’entretien routier du Mali.
Ce texte défendu par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, a été adopté par 110 votants avec 5 voix contre et 4 abstentions.
Bembablin DOUMBIA
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