Le livre est disponible à 10.500 Fcfa
C’est le médecin traditionnel El
Hadji Zakaria Traoré qui s’exprimait en ces termes, jeudi dernier, lors d’une
conférence de presse dans un hôtel de la place. Le jeune écrivain procédait
ainsi au lancement officiel de son tout premier livre intitulé : «100 ans
sans maladies des jumelles».
Face
aux journalistes, l’auteur a indiqué avoir muri l’idée de produire un livre sur
la culture et les traditions maliennes qui tendent à disparaître, lors de sa
dernière «Oumra», effectuée le 27 janvier 2023, à La Mecque (Arabie-saoudite).
L’ouvrage de 58 pages est écrit en langue française et en bamanankan. Il
retrace l’histoire de deux jumelles de Kouri, son village natal. Le père de
l’auteur du livre était le guérisseur de ces deux jeunes filles. Quand l’une
d’elles tombait malade, l’autre recouvrait la santé. Les deux pouvaient tomber
malades au même moment ou être en bonne santé.
La
mère des jumelles, Fatoumata Ouologuem était la cousine à plaisanterie de «mon
défunt père, Adama Traoré», explique El Hadji Zakaria Traoré. En réponse à
Fatoumata, venue le remercier d’avoir aidé ses filles à recouvrer la santé,
Adama Traoré répondit : «Tes jumelles feront 100 ans sans maladies.»
D’où le titre de l’ouvrage qui traite des remèdes que l’auteur propose pour
soigner des maladies fréquentes dans notre pays. Il s’agit du diabète, du
paludisme chronique, de la gonococcie, de la fièvre jaune et d’autres maladies.
Les recettes proposées sont des noms d’Allah, des versets du Saint-Coran, la
médecine traditionnelle, la géomancie…
«J’ai écrit cet ouvrage pour être utile à ma progéniture, ma communauté et apporter ma pierre à la construction de l’édifice national», explique El Hadji Zakaria Traoré. Il espère que son œuvre immortalisera les échanges entre son défunt père et la mère des jumelles, tout en contribuant aux différentes méthodes traditionnelles de traitements des maladies fréquentes dans notre pays. Au-delà, pense-t-il, l’ouvrage renforce la bibliographie malienne et concrétise l’apport du jeune écrivain aux traitements des maladies à l’aide de la médecine traditionnelle déjà pratiquée par nos ancêtres. «Valorisons, valorisons, valorisons nos médicaments. Cela nous empêchera d’aller nous soigner à l’étranger à des coûts très élevés», conseille le thérapeute.
El
Hadji Zakaria Traoré est né le 9 décembre 1983 à Kouri (Région de Koutiala).
Il a fait ses études à l’école fondamentale de Kouri. À 14 ans, il devient un commerçant ambulant dans son village où son père a vite détecté «son talent caché et sa bravoure». Adama Traoré y a aussitôt ouvert une boutique pour son fils. El Hadji Zakaria Traoré finit par ouvrir sa propre entreprise de vente de voitures. Il s’est lancé dans la recherche du savoir depuis 15 ans et a voyagé dans 17 pays à travers le monde. Cédé à 10.500 Fcfa, le livre édité par les Éditions «Bandama» est disponible au supermarché «Shopreate» à Badalabougou et chez l’auteur joignable aux 76-22-37-39 ou 66-22-37-39.
Sidi WAGUE
L'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a décidé de placer l'édition 2026 de la fête du Travail sous le signe de la méditation et de l'engagement résolu..
Le Mali s’est figé, ce 30 avril 2026, pour rendre un ultime hommage au Général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, tombé au champ d’honneur lors des attaques terroristes du 25 avril à Kati..
C’est avec une profonde affliction que la nation toute entière a rendu, ce jeudi, un dernier hommage au ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général d’armée Sadio Camara, décédé le samedi 25 avril 2026..
À la fin de l’année 2025, Ousmane Diarra s’est signalé par la parution de son cinquième roman qui fera certainement date dans l’histoire des lettres africaines par sa qualité et son originalité..
La calebasse est un instensile de cuisine qui a su franchir les âges. Elle représente un patrimoine culturel vivant entre tradition et modernité et doit être préservée.
La première édition du Festival Bololabara sugu a été officiellement lancée, vendredi dernier, sur l’esplanade du Cinquantenaire, en Commune III du District de Bamako, sous le thème: «Valorisation des métiers et savoir-faire locaux pour une économie culturelle durable»..