Selon le communiqué « ledit aéronef qui était en violation manifeste de l'espace aérien malien, avait à la fois éteint son transpondeur pour ne pas ėtre identifié et coupé la communication avec les organismes maliens de contrôle aérien ». Qu' en dépit de cette manceuvre frauduleuse, les capacités de défense nationale récemment acquises, ont permis d'identifier et tracer la trajectoire de l'avion, explique le gouvernement. En conséquence, le « gouvernement a dénoncé cette violation de l'espace aérien du Mali auprès des autorités françaises qui ont, au demeurant, décidé de soutenir les sanctions de la Cedeao parmi lesquelles figure la fermeture des frontières terrestres et aériennes de ses pays membres avec le Mali ». Et, à titre de rappel, poursuit le document, le gouvernement malien a aussi, en application du principe de la réciprocité, suite aux sanctions imposées par l'organisation régionale, procédé à la fermeture de ses frontières avec les pays membres de la Cedeao, « excepté la Guinée », détaille le communiqué. Aussi, le gouvernement, tout en prenant à témoin l'opinion nationale et internationale, « décline toute responsabilité relative aux risques auxquels les auteurs de ces pratiques pourraient s'exposer, en cas de nouvelle violation de notre espace aérien », avertit la note gouvernementale qui invite les populations à redoubler de vigilance et à rester mobilisées.
Aboubacar TRAORE
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