Les treize syndicats nationaux
affiliés à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ont massivement
répondu à l’appel de la centrale syndicale, hier, pour célébrer sur toute
l’étendue du territoire, à l’instar de la communauté internationale, la fête
des travailleurs que consacre le 1er mai.
L’évènement a été marqué par un
défilé sur le boulevard de l’Indépendance en présence du secrétaire général
de l’UNTM, Yacouba Katilé, des membres
du gouvernement dont le ministre du Travail, de la Fonction publique et du
Dialogue social, Fassoun Coulibaly. Y étaient aussi des membres du Conseil
national de Transition (CNT) et plusieurs autres membres du gouvernement.
La maire de la Commune III, Mme
Djiré Mariam Diallo, a rappelé le contexte de l’événement. L’élue communale a
aussi félicité le secrétaire général de l’UNTM pour sa récente réélection à la
tête de la plus grande centrale syndicale, avant de mentionner les valeurs
désormais liées à la fête du travail qui, de son point de vue, sont le courage,
l’excellence, le progrès, la redevabilité, entre autres. Selon elle, ce sont
des valeurs qui ne doivent pas faire oublier la problématique liée surtout à la
crise mondiale que l’humanité vit depuis un certain temps.
Pour sa part, le secrétaire
général de l’UNTM dira que la fête des travailleurs incarne depuis les années
1989-1990 les vertus de libération de l’homme. Selon lui, le 1er mai s’adresse
à la femme et à l’homme certainement face à la situation économique. Ce qui est
multiséculaire, mais, de plus en plus, il est à la quête du citoyen qui aspire
à plus de justice, de liberté, d’égalité avec d’autres citoyens pour plus de
démocratie, plus de gouvernance saine dans tous les secteurs ayant un impact
sur sa vie et celle de sa famille.
Situation politique oblige, le
patron de la centrale syndicale dira que la Transition a souverainement opté
pour construire d’abord le soubassement du développement qui est la paix, la
stabilité sociale. Et de dire succinctement que cette approche aussi s’inscrit
dans la vision du 1er mai, mais surtout que «nous y avons souscrit pour coller
à l’air du temps, c’est-à-dire être au diapason de l’évolution du travail à
l’échelle planétaire».
Toutefois, il a assuré que le
Pacte de stabilité sociale et de croissance est dès lors une rampe qui mènera
le Mali à plus de prospérité pour tous, si toutes le parties respectent leurs
engagements. Le secrétaire général de l’UNTM n’a pas passé sous silence le
combat que sa centrale syndicale et les syndicats affiliés mènent contre
certains fléaux qui minent l’administration publique.
Notamment le
laisser-aller, la corruption, la prédation des ressources publiques, entre autres.
«C’est contre ces maux que l’UNTM, les syndicats nationaux et leurs bases se
mobilisent pour y mettre fin de façon permanente», a déclaré Yakouba Katilé. Le
patron de l’UNTM a aussi rendu un vibrant hommage aux FAMa, avant d’exprimer
son optimisme pour l’Alliance des États du Sahel (AES) qui, selon lui, sera un
cadre d’épanouissement de nos pays en toute liberté, en toute détermination du
peuple, souverain sur son histoire et sur ses ressources.
De son côté, Fassoun Coulibaly a rassuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance. Un autre temps fort a été le défilé des militants des différents syndicats affiliés à l’UNTM.
Mohamed TRAORE
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