#Mali : Journée internationale de la paix : L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye au rendez-vous

Dans le cadre de la commémoration annuelle de la Journée internationale de la paix, l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) a organisé, vendredi dernier dans ses locaux, une session d’échanges visant à renforcer la cohésion entre ses membres, partenaires et acteurs engagés pour la promotion de la culture de la paix

Publié lundi 23 septembre 2024 à 15:45
#Mali : Journée internationale de la paix : L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye au rendez-vous

L’ouverture des travaux a été suivie la plantation d’un arbre de la paix dans l’enceinte de l’Ecole

 

 

Une culture de paix ne se limite pas à l’absence de guerre ou de violence, mais elle consiste à instaurer un état d’esprit, une philosophie de tolérance, de compréhension et de respect mutuel. Cela signifie apprendre à résoudre nos conflits par le dialogue et non par la violence, à cultiver l’empathie plutôt que l’indifférence, et à bâtir des sociétés où chacun, quelles que soient ses différences, a sa place. Partant de cette philosophie, l’EMP-ABB a réuni ses membres et partenaires pour réfléchir et réaffirmer leur engagement au service de la paix, en cette période où le monde en a tant besoin. Ce, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la paix que consacre le 21 septembre. L’édition de cette année est placée sous le thème international : «Promotion de la culture de paix».

L’EMP-ABB s’est fixée comme objectif pour cette célébration de promouvoir la culture de la paix à travers un dialogue intergénérationnel. À cet effet, le thème : «Construire des ponts et combler des fossés», choisi par l’établissement, s’inscrit dans cette dynamique.

Selon le directeur général de l’EMP-ABB, ce thème invite chacun à agir concrètement pour éliminer les barrières qui nous divisent et à établir des connexions, à la fois humaine et sociale, entre des groupes souvent opposés. «Construire des ponts, c’est tendre la main à l’autre, c’est dialoguer là où le silence règne, c’est se rassembler là où la discorde s’installe», a expliqué le colonel Souleymane Sangaré.


Ajoutant que nous vivons dans un monde de plus en plus interconnecté avec la multiplication des fractures. Les fossés qui séparent les riches des pauvres, les hommes des femmes, les jeunes des anciens, les religions de l’agnosticisme, s’élargissent. «Mais ces fossés ne sont pas inéluctables», a-t-il espéré. Car, selon lui, nous avons la responsabilité collective de les combler en renforçant les valeurs de solidarité, de justice et de respect pour les droits humains.

Construire des ponts et combler des fossés signifie aussi promouvoir le dialogue intergénérationnel. Car, les jeunes sont porteurs d’un avenir qui se construit aujourd’hui, tandis que les aînés sont les gardiens de la mémoire et des expériences passées. «Construire des ponts et combler des fossés signifie également d’apprendre des erreurs du passé pour éviter de les reproduire afin de créer un avenir inclusif, où chaque voix compte», a détaillé le directeur général de l’École. Et de soutenir que «la paix mondiale commence avec des gestes simples : tendre la main à un voisin dans le besoin, écouter avant de juger, éduquer nos enfants à la tolérance et au respect des différences».

Enfin, le colonel Souleymane Sangaré a invité chacun des participants à renouveler son engagement envers la construction d’un monde plus juste, plus solidaire et plus paisible. «Ensemble, nous pouvons construire ces ponts, combler ces fossés et ainsi, faire de la paix une réalité tangible pour chaque être humain vivant sur cette planète», pense-t-il.

Représentant son ministre, le général Faguimba Ibrahim Kansaye du département de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a apprécié la pertinence indéniable du thème national.

De son côté, le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur a souligné que bâtir la paix reste une exigence de tous les jours pour un lendemain meilleur. «Au Mali, nous célébrons la Journée internationale de la paix en réaffirmant notre engagement envers un monde plus juste, plus équitable et plus pacifique», a déclaré Mossa Ag Attaher.

La rencontre a enregistré la participation de plusieurs ambassadeurs au Mali, notamment ceux de la Belgique, Cuba, de l’Espagne, du Niger, de la Türkiye, des États-Unis d’Amérique. L’ouverture des travaux a été suivie par le lâcher des colombes et la plantation d’un arbre de la paix dans l’enceinte de l’École.

Oumar DIAKITE

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