Le journaliste Oumar Sankaré (votre serviteur)
de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) est le lauréat de l’édition
2023 du grand prix de la Fédération atlantique des agences de presse africaines
(FAAPA) pour le meilleur article de presse. Il a reçu sa récompense pour sa
production intitulée : «Consommation de viande : la charogne dans nos
assiettes».
Le grand prix du meilleur reportage vidéo a été
attribué au journaliste producteur de médias Kamongnin Sylla, de l’Agence
ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints
d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo est
revenu au reporter-photographe Blaise Irenge de l’Agence congolaise de presse
(ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants rescapés des
inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5.000 disparus
à Kalehe dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres
des maisons détruites pour la cuisine.
La cérémonie de remise du grand prix de la
FAAPA pour les lauréats s’est déroulée, mardi dernier, en marge de la septième
assemblée générale de la FAAPA à Rabat qui s’est tenue sous le thème : «L’information
africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Le directeur général de l’Agence marocaine de
presse et président de la FAAPA, Fouad Arif, a témoigné de sa satisfaction.
«Une information africaine faite avec une patte africaine.
Aujourd’hui je
me rends compte qu’il manquait quelque chose quand j’ai vu les lauréats de
cette année, des jeunes brillants avec des reportages, des photos qui sont tous
impactant, qui ont eu un retentissement non seulement sur le continent
africain, mais aussi hors du continent. Il n’y a pas seulement la patte
africaine authentique, mais il aussi le génie africain. Je suis plus heureux
que ce génie africain s’est exprimé à travers des jeunes qui en veulent, qui
sont dans la vingtaine et je suis rassuré quant à l’avenir du journalisme en
Afrique».
Au terme de cette assemblée générale,
d’importantes résolutions ont été retenues parmi lesquelles : le
renforcement de la coopération entre les Agences de presse africaines, les
échanges d’informations et la création d’une rédaction virtuelle, celle-ci
permettra d’assurer un meilleur suivi des différentes productions, a expliqué
Fouad Arif.
Par ailleurs, il préconise la création d’un réseau africain qui
permettra de circuler les informations entre africains.
Pour sa part, le directeur général de l’Amap,
Bréhima Touré, a été plus explicite sur la nécessité de conter l’histoire de
notre continent par les Africains eux-mêmes.
«L’Afrique peut raconter un récit africain, on peut produire pour nos
populations et raconter la réalité africaine, le narratif africain», a expliqué
le patron de l’Amap.
Un accord de partenariat et de coopération a été signé entre l’Agence marocaine de presse (MAP) et l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’Agence de presse du Nigéria (NAN), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et l’Agence de presse d’Angola (ANGOP). Mais aussi entre l’Agence ivoirienne de presse et l’Agence guinéenne de presse (AGP).
Oumar SANKARE
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