Dramane Coulibaly, Directeur Général de la Somagep-S.A
La Somagep-S.A est certifiée ISO, 9001 version 2015 qui prouve que son processus de production et de distribution de l’eau est conforme aux normes édictées en la matièreLa réponse de la société n’a pas tardé : «Aujourd’hui, la population peut être rassurée que l’eau que nous produisons respecte réellement les normes et ne présente aucun danger pour la population», affirme le directeur général, Dramane Coulibaly, que nous avons rencontré, vendredi, sur le site d’une des installations de la Somagep-S.A sur les berges du fleuve Niger. Et d’insister sur le souci constant de la société publique d’assurer sa mission de production, de distribution et de commercialisation de l’eau potable dans le strict respect des normes : «Tous les produits que nous livrons doivent respecter les normes internationales, notamment les normes de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).»
Aujourd’hui, la Somagep-S.A est une société certifiée ISO 9001 version 2015. Cela prouve effectivement que son processus de production et de distribution de l’eau obéit à des règles de déontologie. En effet, «l’eau subit d’abord un traitement de précloration, puis un traitement de correction et la désinfection avec l’eau de Javel», explique le directeur de la production d’eau potable, Mamadou Dembélé.
Selon lui, l’eau est le produit alimentaire le plus analysé au Mali. Au niveau de Bamako, le Laboratoire national des eaux fait un prélèvement de 90 échantillons par semaine pour statuer sur la qualité de l’eau. L’expert précise que des analyses sont également effectuées sur site depuis l’eau brute, c’est-à-dire l’eau du fleuve, à travers des phases intermédiaires (eau décantée et eau filtrée).
Pas de colonies de bactéries- Tous ces prélèvements sont réalisés pour assurer le bon déroulement des opérations de traitement de l’eau. Et en plus, des échantillons sont prélevés quotidiennement et analysés dans les différents sites de sorties stations de la Somagep-S.A. «L’eau de la Somagep-S.A est propre. Les gens peuvent en consommer sans problème, parce que le suivi est rigoureux. En plus de tout ce que la société fait, le laboratoire est aussi là pour faire le suivi régulier et en cas de non conformité, nous prenons immédiatement les mesures préventives et nous améliorerons les conditions. Le laboratoire est représenté dans les régions du pays», rassure la directrice du Laboratoire national des eaux, Mme Farmata Yaro.
Pendant nos échanges, elle est revenue sur la situation au niveau des locaux de la Mission de soutien aux capacités de sécurité intérieure malienne (Eucap-Sahel), avec laquelle le laboratoire a deux contrats mensuels de contrôle et de suivi de la qualité de l’eau. «Tous les derniers jeudis du mois, nous passons à Eucap-Sahel pour faire des prélèvements qui concernent l’eau potable et les eaux de la distribution. Nous faisons le suivi de la qualité physico-chimique et la bactériologie. Quant à la physico-chimique, il n’y aucun problème.
Nous avons fait l’analyse bactériologique et nous avons trouvé qu’il y avait quelques colonies de coliformes totaux. Quand on a envoyé le résultat, ils sont revenus encore vers nous pour aller faire un deuxième prélèvement. Et le résultat de ce deuxième prélèvement a prouvé que le traitement était efficace et l’eau était potable. Mieux, le taux de chlore était même supérieur à ce qui est recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et pas de colonies de bactéries», explique la directrice.
Mme Farmata Yaro souligne que le traitement se fait régulièrement tous les jours et même en cas de non conformité, la Somagep-S.A est immédiatement informée. «Le laboratoire produit des rapports hebdomadaires.
Nous avons 60 points de suivi à Bamako et à Kati. Du lundi au jeudi, nous sommes sur le terrain pour faire le suivi de l’eau au bout des réseaux et au niveau des stations de traitement», assure-t-elle. Et de conclure, «Sur 60 points de prélèvements, en général, l’on trouvera qu’au niveau des stations, il n’y a pas de problème mais au bout du réseau, le taux de chlore peut souvent baisser. Et cela s’explique du fait qu’au cours du trajet, il y a le chlore qui est utilisé, donc au bout du réseau, on peut avoir un taux faible. La norme demande 0,2 et cela est respectée sauf dans quelques rares cas et ça aussi c’est normal ».
Babba COULIBALY
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