#Mali : Diaspora africaine et développement : La réflexion sera engagée demain à Bamako

Durant deux jours, chercheurs, journalistes-communicateurs, universitaires, étudiants, cadres de l’administration, acteurs de la société civile… exploreront les voies et moyens devant permettre de faire des Africains établis à l’extérieur un vecteur incontournable du développement du continent. Sera également débattu la nécessité d’aller vers la création d’une organisation fédérative

Publié mercredi 13 mars 2024 à 06:56
#Mali : Diaspora africaine et développement : La réflexion sera engagée demain à Bamako

Réaction de la diaspora africaine établie aux États-Unis en soutien au discours historique du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maiga, à la tribune des Nations unies

 

 

Bamako abritera les 14 et 15 mars, la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest sur le thème : «Diasporas, afro-descendants et développement». Cette rencontre se tiendra en prélude au congrès panafricain. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en présence de son collègue chargé des Maliens établis à l’Extérieur, Mossa Ag Attaher.

En effet, le continent africain est en pleine renaissance, caractérisée par une prise de conscience du rôle important de sa diaspora. Opportunité qu’il faut saisir pour faire d’elle, de son potentiel humain et économique un véritable outil de développement du continent. La conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) a, à cet égard, décidé de prendre les choses en main. C’est ainsi que sur proposition de la République togolaise, l’UA a décrété la période 2021-2031 comme «la décennie des racines africaines et de la diaspora africaine».

Il s’agira, durant cette décennie, de faire des diasporas africaines des acteurs majeurs du développement par le biais d’une meilleure implication des Africains établis à l’extérieur, du renforcement des liens entre les afro-descendants, les communautés de racine africaine et leur terre-mère. Une quinzaine de pays sont membres du Haut comité de l’UA en charge de la décennie des racines africaines et de la diaspora africaine. Il s’agit de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’Angola, du Cameroun, de l’Éthiopie, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée équatoriale, du Maroc, de la Namibie, de la République du Congo, du Sénégal, de la Tanzanie, de la Tunisie et du Togo.

La notion de diaspora africaine renvoie à l’idée que des peuples africains ou d’origine africaine ont, à différentes périodes, de gré ou de force, migré vers d’autres continents (Europe, Amériques, Asie) et s’y sont établis. En reconnaissant la diaspora africaine dans son acte constitutif, l’UA a très tôt perçu l’importance de celle-ci dans le processus de développement de l’Afrique.

Bien que caractérisée par la fragmentation du tissu associatif, la diaspora africaine est formée, dotée de compétences diversifiées et est susceptible de jouer un rôle primordial dans le développement continental.  L’action des associations des diasporas en faveur du continent reste remarquable via les transferts de fonds, dans les activités d’économie sociale et dans le renouvellement des infrastructures socioéconomiques de base : transport urbain, développement des micro-financements, bâtiments sociaux, coopératives, écoles, centres de santé, etc.

La diaspora africaine contribue considérablement aux efforts de développement local. Elle agirait mieux au bénéfice du continent sur les plans économique, politique, social et culturel si la conscience identitaire des Africains allait au-delà de leur famille, de leur groupe ethnique, de leur localité, région ou pays. Elle dispose d’éminents intellectuels, d’hommes et de femmes d’affaires, professionnels, ingénieurs, professeurs, écrivains, médecins, diplomates, artistes… Sans compter ses énormes ressources financières qui pourraient être mobilisées pour apporter des solutions propres à certains problèmes de développement en vue de compenser la dépendance accrue à l’aide extérieure.

Cependant à la différence des associations asiatiques telles que la Convention mondiale des Chinois, le Congrès mondial juif, elle manque d’organisation confédérale pour parler en leur nom ou pour mener des actions en vue du développement du continent. C’est dans ce contexte que se tiendra le 9è congrès panafricain qui se tiendra du 29 octobre au 2 novembre 2024 à Lomé, sous le thème général : «Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir». Dans le cadre des préparatifs de ces assises, le Mali se propose d’organiser cette conférence préparatoire. Elle fait partie des six pré-congrès préparatoires prévus pour se tenir dans différentes régions d’Afrique y compris au niveau de la diaspora, conformément à la décision de la sixième réunion du Haut comité de l’UA en charge de l’agenda 2021-2031 tenue le 13 juin 2023.

L’objectif général étant de contribuer à une meilleure implication de la diaspora africaine et des afro-descendants au développement du continent africain. Il s’agit aussi de sensibiliser la diaspora et les afro-descendants sur leur origine commune africaine et à la nécessité d’aller vers la création d’une organisation fédérative, d’analyser les contraintes liées à l’investissement productif de la diaspora et des afro-descendants sur le continent, de réfléchir sur la création de conditions idoines pour la mobilisation de leurs ressources humaines, matérielles et financières au profit du développement du continent.

Pour ce faire, il est attendu la participation d’environ 100 personnes notamment des chercheurs, journalistes-communicateurs, universitaires, étudiants, cadres de l’administration, acteurs de la société civile et autres. Le programme de la cérémonie d’ouverture prévoit des propos liminaires de Pr Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, de Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine et le discours  d’ouverture d’Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Au cours de cette rencontre, il y aura des sessions thématiques sur : «Diasporas, afro-descendants et panafricanisme : comment fédérer les stratégies pour relever le défi de la renaissance africaine? » et «Apport de la diaspora et des afro-descendants au développement du continent africain». Les participants seront reçus par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Outre des échanges avec le monde universitaire, il est prévu la présentation d’une déclaration générale de la rencontre au cours de la cérémonie de clôture.

Dieudonné DIAMA

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