L’intégration africaine doit reposer sur la solidarité et le développement
La rencontre a été présidée par le ministre
des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag
Attaher, en présence de la directrice générale de l’ABS, Mme Sokhna Thiam, et
de nombreuses autres personnalités. La Journée de
l’intégration africaine de l’ABS vise à renforcer les liens entre les
différents pays du continent. Le thème choisi pour ce rendez-vous est :
«Le rôle de la culture dans la promotion de l’intégration africaine». Pour le
ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, ce
thème revêt d’une importance particulière en ce sens que la culture est l’âme
d’une nation, l’essence de son identité et le ciment qui unit ses peuples.
Cela est d’autant
plus vrai qu’en Afrique, «nous avons une richesse culturelle inégalée qui
transcende les frontières nationales et
qui doit être le moteur de notre intégration», a invité Mossa Ag
Attaher. Quant à l’intégration africaine, elle n’est pas seulement une question
de politique et d’économie. C’est aussi une question de culture et d’identité,
a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : «En partageant et célébrant notre
diversité culturelle, nous pouvons renforcer nos liens et forger une identité
africaine commune».
Dans le contexte de
l’intégration africaine, la diversité culturelle est notre plus grande force.
Elle nous offre une plateforme pour promouvoir la compréhension mutuelle, le
respect des différences et la solidarité entre nos nations. «Aujourd’hui, nous
posons les fondations pour une intégration africaine renforcée, qui embrasse
notre diversité culturelle comme une force motrice pour le progrès», a déclaré
le ministre. Mossa Ag Attaher d’ajouter : «En nous engageant dans ce
dialogue constructif, nous nous rapprochons un peu de notre objectif commun :
une Afrique unie, prospère et pacifique».
Il s’est dit aussi
convaincu que la diversité culturelle et l’unité africaine constituent un
facteur d’équilibre, un ressort pour le développement économique de l’Afrique,
la résolution des conflits, la réduction des inégalités et de l’injustice au
service de l’intégration nationale. La vision de
l’intégration africaine repose sur des fondements solides, ceux de l’unité, de
la solidarité et du développement commun. En cette ère de mondialisation, il
est impératif que les nations africaines se rapprochent davantage afin de faire
face aux défis actuels et de saisir les opportunités offertes par une
coopération renforcée.
Pays de brassage et
d’intégration des cultures et des peuples en Afrique de l’Ouest, le Mali a
toujours exprimé son choix éclairé et souverain en faveur de l’unité africaine
depuis les premières heures de son indépendance. «Pour le Mali, l’intégration africaine est un
devoir et une mission sacrés», a déclaré Mossa Ag Attaher.
Rappelons que notre pays a toujours joué un rôle de premier ordre dans la création ou la mise en place de bon nombre d’organisations d’intégration africaine, notamment l’Organisation de l’unité africaine (OUA) (aujourd’hui, Union Africaine) ; l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). S’y ajoutent la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont il n’est plus membre, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et l’Alliance des étas du Sahel (AES).
Bembablin DOUMBIA
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