«Jeunesse et capacité d’entreprendre, les mécanismes de mise en œuvre pour une Afrique émergence», est le thème de la Conférence internationale de la jeunesse africaine qui se tient, depuis hier au Cres de Badalabougou, à l’initiative du ministère de la Jeunesse et des Sports.
La
conférence regroupe 100 jeunes Africains venus du Sénégal, du Burkina Faso, du
Niger, du Tchad, de la Guinée et du Mali. Ils aborderont quatre
thématiques : «Comment développer la citoyenneté et l’esprit patriotique
chez les jeunes», «Quels sont les pouvoirs des jeunes ?», «Comment les jeunes
peuvent faire progresser la croissance économique de leur pays ?» et «Quels
sont les atouts et les potentialités des jeunes pour l’émergence de nos
pays ?».
Le ministre de la Jeunesse et des Sports,
chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim
Ibrahim Fomba, qui présidait l’ouverture des travaux, en présence de son
homologue burkinabé de la Jeunesse et de l’Emploi, Anûuyirtole Roland
Somda, et du maire de la Commune V du
District de Bamako, Amadou Ouattara, a expliqué ceci : «nous nous
retrouvons pour discuter de notre avenir commun, pour échanger nos idées et
pour tracer ensemble le chemin vers un lendemain plus prometteur pour notre
pays et pour notre continent».
Le ministre Fomba a aussi souligné que cette
rencontre est un moment crucial, non seulement pour faire le point de nos
réussites et défis, mais aussi pour ouvrir un dialogue constructif sur les
opportunités qui s’offrent à nous.
Le ministre
Fomba a aussi indiqué que la jeunesse représente la majorité de la population
et cette majorité lorsqu’elle ne s’approprié pas les grandes réformes en court,
il va être très difficile de pouvoir réaliser leurs projets. Pour lui, il
faudrait que la jeunesse accepte de faire son autocritique. Et de dire
succinctement que nous devons accepter que la jeunesse apprenne et s’instruise
pour accompagner les réformes.
Pour sa
part, Anûuyirtole Roland Somda a rappelé le message du président de la
Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui s’adressait ainsi
à la jeunesse de son pays lors de la Journée internationale de la Jeunesse.
«Pour que les jeunes soient le fer de lance du développement de l’Afrique, ils
doivent combattre trois choses : la lâcheté, la traitrise et l’incompétence».
Il a conseillé la jeunesse africaine à être en quête permanente de connaissance
pour éviter d’être une jeunesse incompétente.
Auparavant,
le maire de la Commune V avait rappelé l’espoir que représente la jeunesse du
continent. «En tant que jeunes Africains,
nous portons en nous les espoirs et les aspirations de notre génération. Nous
sommes les bâtisseurs du présent et les architectes de l’avenir», a dit le
maire de la Commune V. Selon l’édile, la jeunesse est la force vive de notre
société. «Vous êtes le moteur du changement, le fer de lance de l’innovation et
la source d’énergie qui propulsent notre nation vers l’avant».
Pour Amadou
Ouattara, il est impératif que nous reconnaissions et valorisions ce potentiel
immense. En créant des espaces où les jeunes peuvent exprimer leurs idées,
participer activement à la vie civique et s’investir dans des projets qui
façonnent l’avenir de nos pays en particulier et celui de l’Afrique en général.
Il a aussi invité les jeunes Africains à prendre conscience des efforts à
faire.
«Le chemin devant nous est parsemé de défis, mais il est aussi rempli
d’opportunités. C’est avec détermination, solidarité et créativité que nous
pourrons surmonter les obstacles et réaliser nos ambitions. Vous êtes la
promesse d’un avenir radieux pour notre nation et notre continent», a-t-il
soutenu.
À l’issue des différents panels qui seront traités au cours de cette conférence, il est prévu de retenir 30 recommandations sous forme «d’appel de la jeunesse africaine pour la souveraineté économique de nos pays». Les travaux prennent fin aujourd’hui.
Sinè TRAORE
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