Le chef du département chargé de ces secteurs assure que les mesures nécessaires à cet effet seront prises
Accompagné de son staff
technique, il s’est rendu, vendredi dernier, à la direction nationale de économie
numérique, au Service de certification et de la signature électronique (SCSE),
à l’Agence de gestion des technologies de l’information et de la communication
(Agetic) et à la Poste du Mali. Cette
visite du ministre Alhamdou Ag Ilyène, qui lui a permis de constater
l’abnégation et l’engagement du personnel, avait pour but d’apporter le message
du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et l’ensemble du
gouvernement à tous les services de l’État afin qu’ils s’impliquent dans la
refondation de l’État. Mais aussi être au maximum au service du peuple.
La
première étape a concerné la direction nationale de l’économie numérique, où le
ministre et sa délégation ont eu droit à une présentation de cette structure
centrale qui traverse une situation critique. Les difficultés évoquées par
le directeur national de l’économie
numérique sont notamment le manque de matériel, l’insuffisance des ressources
humaines et financières et le problème de local. Surtout, a souligné Abdel
Kader Ky, le défi le plus pressant est interne. «Nous avons une certaine
désorganisation, c’est-à-dire un désordre organisé à l’interne qu’il va falloir
corriger.
Une fois que l’organisation institutionnelle sera assainie, lorsqu’on aura
délimité chacun dans son périmètre d’action, les choses seront faciles. Parce
qu’aujourd’hui, il n’est pas vraiment aisé de poser des actes dans ce secteur.
Il y a une juxtaposition des missions qui fait que nous ne pouvons pas
réussir», a déploré le directeur national de l’économie numérique. Pour lui, il
urge de lever ce goulot d’étranglement.
Un
autre défi, c’est de mettre tout le monde (État, privé et société civile) dans
le même cadre de façon harmonisée et collégiale afin de poser des actions
favorables au développement du secteur du numérique. Le ministre est d’avis que
ces dysfonctionnements sont graves et doivent, par conséquent, être corrigés.
«C’est une structure qui est mise en place après toutes les autres, alors
qu’elle était même censée les précéder. Nous allons essayer de corriger ce
retard et résoudre certains problèmes posés», a assuré Alhamdou Ag Ilyène.
Le
domaine du numérique et de la communication est très ouvert. À cet égard, le
chef du département, lors de son passage à l’Agence de gestion des technologies
de l’information et de la communication (Agetic), a estimé qu’il y a des
efforts à faire pour que cette Agence ne se fasse pas dépasser. Et en ce qui
concerne le Service de certification et de la signature électronique, il
s’agira surtout de travailler pour qu’il soit mieux connu des Maliens. Le
visiteur du jour a assuré que des mesures seront prises dans ce sens.
«La
certification électronique, c’est comme une carte électronique qui permet
d’avoir accès à certains services comme la signature électronique qui est
l’équivalent de la signature manuscrite ou encore les documents dématérialisés.
Ce service est orienté vers les citoyens, le secteur public et privé. Nous
avons comme mission de promouvoir la certification et la signature numérique en
République du Mali», a expliqué la directrice générale, Mme Fanta Coumba
Karembé. Ce service sera un élément clé pour la modernisation de
l’administration publique et la rapidité au niveau du service privé, a-t-elle
ajouté. Pour pallier les difficultés financières auxquelles le service est
confronté, la direction générale envisage d’aller vers des partenariats
publics/privés de financement.
«Aujourd’hui,
la Poste veut évoluer parce qu’il y a beaucoup d’organismes qui sont en train
de grignoter sur son domaine. Les nouvelles technologies aussi ont pris une
grande partie des besoins des populations en termes d’information et de
communication, donc nous allons nous adapter», a promis le ministre Alhamdou Ag
Ilyène, après la visite des locaux de la Poste du Mali. Une structure qui
connaît également des difficultés financières.
Face aux différentes et récurrentes difficultés constatées dans les services visités, le patron de la Communication, de l’Économie numérique et de Modernisation de l’administration a assuré : «Nous allons travailler avec tous ces services pour essayer de trouver des solutions, parce que des perspectives existent».
Babba COULIBALY
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