La région a obtenu ce résultat malgré certaines difficultés
Ces zones contribuent fortement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire que cherche le pays et à l’économie nationale en atténuant l’inflation et à tirer la courbe de la croissance vers le haut. Les principales cultures en la matière sont le mil, le sorgho, le fonio, le riz, le haricot, le maïs, le blé et l’arachide.
Cette
vaste zone riche de ses terres arables est également réputée très productive.
En témoignent les performances qui s’améliorent d’année en année.
Cette année,
au sortir de la campagne d’hivernage 2022-2023, les estimations provisoires de
l’ensemble de la région font état de 1.297.653 tonnes de production céréalière
sur une prévision de 1.361.454 tonnes soit 95,3%. Le chef de bureau statistique
suivi/évaluation et communication à la direction régionale de l’agriculture de
Ségou, Lassana Camara, précise qu’à la date du 19 décembre, les évaluations
provisoires font état d’une production brute de 250.295 tonnes de mil sur une
prévision de 318.095 tonnes et 863.854 tonnes de riz sur une prévision de
946.378 tonnes.
En ce qui concerne le fonio, les estimations provisoires tablent sur 4.728 tonnes sur une prévision de 2.362 tonnes. 90.737 tonnes de maïs ont été obtenues sur 70.256 tonnes prévues, contre 88.034 tonnes de sorgho sur une prévision de 24.363 tonnes. Six tonnes de blé ont été également récoltées.
Par
ailleurs, a-t-il expliqué, la Région de Ségou n’a pas atteint l’objectif à
cause de l’arrêt précoce des pluies au mois de juillet, la mauvaise répartition
des pluies dans le temps. «Ceux qui ont su profiter des premières pluies vont
avoir une campagne satisfaisante contrairement à ceux qui n’ont pas su en
profiter» a-t-il dit.
À
cette difficulté d’ordre climatique, se sont ajoutés la cherté des intrants
agricoles minéraux, le manque de moyens pour l’encadrement, l’insécurité
résiduelle, l’insuffisance d’agents d’encadrement. Le
chef de bureau statistique suivi/évaluation et communication a aussi déploré le
manque de moyens de déplacement des chefs de secteur et agents, l’insuffisance
numérique du personnel d’encadrement, la vétusté des bureaux des secteurs et
l’insuffisance de formation continue du personnel. Malgré toutes ces
difficultés, a noté Lassana Camara, la région s’attend à un excédent céréalier
de 426.739 tonnes.
Notre
interlocuteur a également évoqué plusieurs tares auxquelles les autorités
devraient apporter des réponses pour l’amélioration des performances agricoles
au niveau de la Région de Ségou. Il a particulièrement insisté sur les conditions
de travail des agents, confrontés à la non-disponibilité d’un support juridique
permettant l’accès aux ristournes au niveau du budget, à l’absence de prime de
risque liés à la manipulation des pesticides et des engrais, à l’insécurité des
agents de contrôle phytosanitaires au niveau des postes de contrôle.
Ainsi,
a-t-il préconisé de vulgariser en particulier l’usage des engrais organiques et
les produits bio, doter le secteur d’agents d’encadrement et de moyens de
déplacement, mettre les agents dans les conditions idéales pour le suivi de la
compagne agricole.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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