Le parcours des combattantes de la cause de la femme a été expliqué aux plus jeunes pour leur inspirer
Celles
qui ont ouvert la voie aux autres dans la lutte pour l’indépendance, l’accès au
mariage civil, la participation à la vie politique, professionnelle et
syndicale, etc. La session a été animée par la secrétaire exécutive de la
Fondation femme d’Afrique et culture-mémorial de Rufisque, Daoulé Diallo Ba, en
présence de la directrice de la Maison
de la femme, Mme Koné Oumou Diop, et de plusieurs membres de la Fondation dont
l’ancienne ministre des Infrastructures et des Transports, Seynabou Diop, et sa
sœur Soukeyna Diop (toutes des enfants de la célèbre militante pour les droits
des femmes, Mme Diop Sira Sissoko).
Cette initiative a permis de rendre hommage
aux pionnières et informer les participantes sur l’engagement de ces artisanes
de l’émancipation des femmes à défendre la cause féminine. Aoua Keita
(1912-1980) et Mme Diop Sira Sissoko (1929-2013) font partie des plus
célèbres d’entre elles. La première est
sage femme et première femme députée du Mali. Quant à la deuxième, une enseignante,
elle détient de nombreux records comme la première Soudanaise (actuel Mali) à
conduire une voiture, la première bachelière, la première lauréate du
concours des inspecteurs d’enseignement primaire.
La secrétaire exécutive de la Fondation femme
d’Afrique et culture-mémorial de Rufisque a expliqué le système éducatif qui a
permis à ces pionnières d’accéder à l’école. «Elles ont fréquenté l’école des
filles et le foyer des métisses.
Les meilleures d’entre elles ont intégré
l’école normale de jeunes filles de Rufisque au Sénégal après un concours», a
indiqué Daoulé Diallo Ba, avant d’ajouter que la plupart de ces «Rufisquoises»
sont rentrées au bercail comme enseignantes et sages femmes. Et de souligner
qu’elles ont participé à l’intégration africaine, la lutte pour les droits des
femmes et la promotion de l’éducation des filles. La conférencière dira que Mme
Diop Sira Sissoko a été une actrice majeure de cette promotion pour avoir été
la première femme directrice du lycée des jeunes filles (actuelle lycée Ba
Aminata Diallo).
Daoulé Diallo Ba a aussi insisté sur l’abandon par les femmes des dépenses extravagantes pour le simple plaisir de paraître. Il faut, a-t-elle soutenu, se cultiver et être entreprenante. En la matière, la Fondation femme d’Afrique et culture-mémorial de Rufisque a initié plusieurs actions telles que des formations professionnelles, notamment en saponification, informatique et l’accès facile aux livres de la bibliothèque Mme Diop Sira Sissoko.
Les
membres de la délégation ont encouragé les apprenantes de la Maison de la femme,
de l’enfant et de la famille à persévérer dans la formation professionnelle
afin d’être d’excellentes entrepreneures.
La
directrice de cette structure en charge de la formation professionnelle a
invité les participantes à suivre les pas des pionnières. Mme Koné Oumou Diop a
invité les bonnes volontés à accompagner les apprenantes en termes
d’équipements.
Elle a remercié la Fondation pour avoir partagé cette journée avec les participants. Ces dernières se sont réjouies des connaissances apprises grâce aux échanges. Et de souhaiter sa tenue régulière pour rehausser la formation des apprenantes.
Mohamed DIAWARA
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Dans cette interview, l’écrivaine Fatoumata Keïta évoque les grandes avancées du processus de refondation, déclenché par les autorités du pays. La figure emblématique de la littérature malienne met en lumière, le rôle crucial des femmes et dénonce les obstacles qui freinent leur .