Les autorités traditionnelles se sont réjouies de l'aboutissement de ce processus
En instituant ceette Journée,
l’État manifeste sa volonté pour la revalorisation de la fonction des chefs de
village, de quartier et de fraction. Ces responsables locaux assistent les
autorités administratives et judiciaires, notamment les préfets et les
sous-préfets et la justice, dans leurs tâches quotidiennes.
«On avait
abandonné certains de nos chemins. Mais, le président de la Transition, le
colonel Assimi Goïta, a eu l’intiative de prôner ce retour aux sources, en
redonnant le pouvoir aux légitimités traditionnelles. Le message du président
demande aux chefs de quartier et de village d’aider les préfets et les
sous-préfets dans leurs tâches. Si les chefs de village travaillent bien, les
communautés et le gouvernement seront à l’aise», a souligné le colonel Moussa
Soumaré.
Selon lui,
chacun doit jouer son rôle, y compris celui de la régulation de la société. Le
tribunal est débordé par des affaires, dont celles relatives au divorce qui est
un facteur de division, de séparation et de dislocation des familles. Le chef
de l’exécutif régional a insisé sur la collaboration entre les légitimités
traditionnelles et le personnel de commandement en ces termes : «Vous avez un
grand rôle à jouer dans la stabilisation du pays et dans la lutte contre
l’insécurité. Vous devez apportez votre contribution à la gestion des
populations. Transmettons l’héritage comme l’ont fait nos ancêtres», a déclaré
le chef de l’exécutif régional en s’adressant aux légitimités traditionnelles,
y compris les hommes de caste (griots, forgerons, coordonniers).
Le
coordinateur des chefs de quartier de Kayes, Moussa Diarra, et le président de
l’Association des autorités traditionnelles de la 1ère région administrative du
Mali, Salif Diarra, se sont tous réjouis de l’aboutissement de ce long
processus. Ils sont conscients de leur rôle de «garant» de la cohésion sociale
et de la stabilité du pays. «Nous aprticipons à la gestion et à la prévention
des conflits», a affirmé Salif Diarra, en rendant un vibrant hommage à l’ancien
ministre, le professeur Abdoulaye Sall, qui a fait de la valorisation des chefs
de village, de quartier et de fraction son cheval de bataille.
Après la cérémonie, les légitimités traditionnelles ont été édifiées sur le cadre de concertation qu’elles doivent entretenir avec le personnel de commandement. Il est prévue 4 rencontres trimestrielles, sans excclure les réunions extraordinaires, entre ces deux entités. Lors d’une conférence-débat qui a suivi la cérémonie de lancement, certaines participants ont posé des questions relatives à ce concept « Mara ka segi so » de la décentralisation, une manière pour elle de savoir qui détenait le pouvoir?
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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