Il s’agit de projets portant organisation de la liberté religieuse et de l’exercice du culte, revalorisation des traitements du personnel de l’administration relevant du code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’État et du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales, projets de textes relatifs à la création d’universités. Un autre projet est relatif à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des universités de Sikasso, Tombouctou et Gao
Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé hier à la Primature, un conseil de cabinet regroupant les membres du gouvernement autour de plusieurs projets de textes et d’ordonnance concernant trois départements ministériels.
Il s’agit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social et du ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes.
Concernant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le gouvernement a analysé des projets de textes relatifs à la création, l’organisation et aux modalités de fonctionnement des universités de Sikasso, Tombouctou et Gao.
Pour le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, les dossiers étaient relatifs au projet d’ordonnance portant organisation de la liberté religieuse et de l’exercice du culte en République du Mali. S’y ajoutent les projets de textes relatifs à la création et au cadre organique des directions régionales et département des services subrégionaux des Affaires religieuses et du Culte.
Enfin, les dossiers présentés par la ministre en charge de la Fonction publique portaient sur le projet de décret portant revalorisation des traitements du personnel de l’Administration relevant du code du travail, du personnel enseignant contractuel de l’État et du personnel enseignant contractuel des collectivités territoriales, ainsi que le projet de décret portant modification du décret n°2012-434/P-RM du 9 août 2012 fixant les conditions d’emploi et de rémunération des membres non fonctionnaires du cabinet du président de la République, du secrétariat général de la Présidence de la République, du cabinet du Premier ministre et des cabinets ministériels.
À la fin des travaux qui se sont déroulés à huis clos, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, a indiqué à la presse que le conseil de cabinet portait essentiellement sur une série de textes que l’on peut catégoriser en deux grands types. Selon le colonel Abdoulaye Maiga, il s’agit des textes concernant l’organisation de la liberté religieuse et l’exercice du culte dans notre pays, et les textes relatifs à la création d’universités dans les Régions de Tombouctou, Gao et Sikasso.
S’agissant du premier point, le Porte-parole du gouvernement a souligné que le Mali est une République laïque. «Malheureusement depuis une dizaine d’années, nous faisons face au terrorisme et à l’extrémisme violent, qui ont constitué une opportunité pour des personnes de mauvaise foi d’instrumentaliser la religion ici et là», a dénoncé le colonel Abdoulaye Maiga.
Selon lui, il était dès lors très important pour l’État d’investir le champ religieux afin de mieux l’encadrer et surtout de prévenir tout débordement et instrumentalisation de la religion aux fins d’actions terroristes.
En outre, le gouvernement a échangé sur la nécessité de déconcentrer les services de ce ministère, à travers la création des directions et des structures subrégionales dans certaines régions, a relevé le Porte-parole du gouvernement.
Concernant l’enseignement supérieur, le ministre Maïga dira que depuis un certain temps, les plus hautes autorités ont décidé qu’il était important d’éviter de concentrer toutes les universités dans la capitale. «C’est pour cette raison que la décision politique a été prise d’opérationnaliser très rapidement des universités dans ces trois régions», a-t-il justifié. Il faut rappeler que Ségou a été dotée d’une université depuis 2010.
Aboubacar TRAORE
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