Les représentants des sociétés minières et regroupements professionnels du secteur ont participé aux travaux
À l’issue de cette dissolution, un collège transitoire a été mis en place avec pour mission, l’exécution d’une feuille de route comportant cinq points stratégiques; à savoir : l’élaboration et la soumission des instruments de gouvernance du Collège transitoire, le règlement intérieur, le projet de budget et le programme d’activités. Cette décision a été le point de départ d’un processus de renouveau. Un diagnostic constructif avec tous les acteurs du secteur a été fait par l’équipe dirigée par le juriste, Fousseyni Togola pour poser les jalons d’une Chambre des mines répondant aux attentes.
Les résultats de ce diagnostic étaient au centre d’un atelier, tenu hier dans un hôtel de Bamako. L’ouverture de la session était présidée par secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé en présence du président du collège transitoire de la Chambre des mines, Fousseyni Togola et des représentants des sociétés minières et regroupements professionnels du secteur.
Revenant sur l’historique du processus, le président a du collège a indiqué qu’une commission technique a élaboré les projets de lois et de décrets. On s’est réunis pendant trois jours à Kati pour analyser ensemble ces projets de textes». Après cette phase, les textes ont été transmis aux organisations faîtières pour observations. Une fois ces retours intégrés, ils ont été transmis au ministère des Mines. Pour Fousseyni Togola, cette étape est cruciale, car elle représente l’essentiel du travail concernant les projets de textes. Il a conclu en rappelant que si le collège doit contribuer à l’organisation d’élections transparentes, la responsabilité de l’organisation incombe au ministère des Mines.
Parlant des enjeux de ce processus, le secrétaire général du ministère de tutelle a affirmé qu’il s’agit avant tout de moderniser le cadre juridique pour assurer une gouvernance plus transparente, efficiente et conforme aux meilleures pratiques internationales. «Nous visons une Chambre des mines qui soit un modèle de gestion et de probité», a-t-il martelé.
Un autre enjeu majeur est d’assurer une meilleure représentativité de tous les acteurs du secteur minier, des grandes entreprises aux artisans miniers, en passant par les sous-traitants. «Nous entendons créer un cadre exclusif de professionnels du secteur», a-t-il lancé tout en précisant que ces nouveaux textes doivent intégrer des innovations majeures. Celles-ci devront permettre à la Chambre des mines de s’adapter aux défis contemporains, notamment en matière d’organisation, de défense des intérêts des membres, de responsabilité sociale des entreprises dans un contexte de réformes nationales et de valorisation locale des ressources minérales.
Pour le secrétaire général, les innovations devront également toucher le fonctionnement interne. «Nous espérons des textes qui simplifient les procédures, favorisent la prise de décision rapide et renforcent la capacité de la Chambre à initier des projets structurants».
Selon Soussourou Dembélé, ce processus ouvre des perspectives prometteuses. C’est donc une étape indispensable pour restaurer la stabilité institutionnelle et permettre à la Chambre de jouer son rôle avec toute la légitimité requise. Il a noté que cette refondation permettra à la Chambre des mines de renforcer son rôle de pilier du développement économique et social du Mali.
Fatoumata Mory SIDIBE
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