L’or brille désormais pour les Maliens. Et pour preuve, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a procédé, hier dans la salle des banquets du Palais de Koulouba, à la remise des chèques géants du Fonds minier de développement local aux différentes communes de notre pays. C’était en présence du Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Général de corps d’armée Malick Diaw, des présidents des institutions de la République ainsi que des membres du gouvernement dont le ministre d’état, ministre de l’économie et des Finances, Alousséni Sanou.
Dans son intervention, le ministre d’état, ministre de l’économie et des Finances a fourni des explications sur le Fonds minier de développement local qui constitue l’une des innovations majeures introduites par la réforme du Code minier de 2023. D’après Alousséni Sanou, il répond à une exigence fondamentale de faire du secteur minier un moteur de croissance économique et un instrument de solidarité nationale et de développement inclusif. Le ministre d’état rappellera que le Fonds minier de développement local est alimenté par les contributions des sociétés minières à hauteur de 0,75 % de leurs chiffres d’affaires trimestriel, conformément aux dispositions légales en vigueur.
D’après lui, en application des dispositions réglementaires relatives à la gouvernance du Fonds, la première session du comité national de suivi s’est tenue, le 02 mars dernier, sous sa présidence. «Cette session inaugurale du comité a constitué une étape déterminante dans l’opérationnalisation effective du Fonds », a-t-il déclaré. Le patron de l’hôtel des Finances ajoutera que la session a permis d'arrêter le montant du Fonds pour l'année 2025, de valider sa répartition entre les collectivités territoriales bénéficiaires dans le strict respect des dispositions légales et règlementaires. Mais aussi de fixer les dates des prochaines réunions des comités national, régional et communal.
Alousséni Sanou dira qu’au titre de l’exercice 2025, les contributions versées par les sociétés minières au Fonds minier de développement local se sont élevées à 18,43 milliards de Fcfa.
Ces ressources, conformément aux dispositions de l’article 20 du décret du 11 mars 2025 et aux conclusions des travaux du comité national de suivi, ont été réparties selon une clé qui traduit le principe de justice territoriale, a souligné le ministre d’état, ministre de l’Economie et des Finances. Il s’agit de 50 % pour les communes impactées par l’exploitation minière, 25 % pour les autres collectivités de la région impactée et 25 % pour les collectivités des autres régions du pays, a-t-il expliqué.
Selon lui, la répartition des ressources entre les collectivités des autres régions suit des critères objectifs tels que le nombre d'habitants, l'indice de pauvreté, le niveau de mobilisation des ressources locales et la performance administrative des collectivités. Cela, a-t-il déclaré, suivant les termes de l'arrêté interministériel du 27 février dernier fixant la péréquation des ressources du Fonds minier de développement local revenant à chaque collectivité territoriale.
Alousséni Sanou a, par ailleurs, signalé que ces chèques matérialisent l’engagement de l’État à accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de projets structurants au bénéfice direct des populations en droite ligne de leurs Programmes de développement économique, social et culturel (Pdsec). Le patron de l’hôtel des Finances a ensuite affirmé qu’il revient aux communes bénéficiaires d’orienter ces ressources vers des investissements porteurs de transformations visibles et durables dans la vie de leurs populations respectives. Le ministre d’état faisait allusion, notamment à la construction d’écoles et de centres de santé, à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, à la réalisation d’infrastructures routières et économiques, à la création d’opportunités pour les jeunes et les femmes. Sans oublier la réduction des inégalités entre les territoires. « L'état, à travers les structures appropriées, et au-delà du comité national, veillera au suivi du respect des termes des textes encadrant l'utilisation desdites ressources », a-t-il assuré. Avant de préciser que les montants des chèques varient de 4,20 millions de Fcfa à 3,39 milliards de Fcfa. Alousséni Sanou a réitéré l’engagement de son département et du comité national de suivi du Fonds à veiller à la mobilisation efficace des ressources, à leur gestion transparente et à leur utilisation optimale pour le développement de notre pays.
Au nom des communes bénéficiaires, le maire de la Commune d’Alafia de Tombouctou, Yéhia Konta, a remercié le Chef de l’état pour l’initiative prise pour la révision du Code minier afin de faire profiter toutes les populations du pays des retombées de l’exploitation des ressources minières. « Cette initiative prouve, à notre égard, votre engagement en faveur du développement local harmonieux dans l’intérêt exclusif des Maliens », a-t-il déclaré. Selon lui, ces chèques donnent espoir à toutes les collectivités territoriales, où qu’elles soient, de mobiliser davantage de ressources internes à travers une gestion saine des affaires publiques locales. L’édile ajoutera que la dynamique enclenchée favorise l’émulation entre les collectivités territoriales d’autant que la péréquation des ressources du Fonds minier de développement local est adossée à des critères, qui sont pour la plupart en lien avec la bonne gestion des affaires publiques locales. Et le porte-parole des communes bénéficiaires de réaffirmer leur engagement de ne ménager aucun effort pour l’utilisation judicieuse de ces ressources, conformément à leurs programmes de développement économique, social et culturel prenant en compte les aspirations des populations à la base.
Bembablin DOUMBIA
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