Il peut y avoir d’autres commandes avant la fête, mais je suis sûr et certain que l’on n’atteindra pas le nombre habituel». Dans l’atelier de Pape Diouf, tailleur au Quartier du fleuve, constat est le même. «L’année dernière, c’était nettement mieux. Il y a eu beaucoup de problèmes cette année à l’échelle mondiale et le Mali n’a pas été épargné par la crise. Quand on tient compte de tous ces facteurs, on peut comprendre la situation», résume avec philosophie Pape Diouf, dont la clientèle est majoritairement composée de femmes. Selon lui, le plus important pour un tailleur, c’est avoir de bonnes relations avec la clientèle et cela passe «par la qualité du travail et le respect des délais». «C’est ainsi que nous avons fidélisé la clientèle», complètera Pape Diouf.
Parmi les clients du tailleur, figure Fatoumata Coulibaly. «Je suis là aujourd’hui (dimanche 3 juillet, ndlr) pour coudre les habits de mes trois enfants, ils sont prioritaires. Les complets vont me coûter 20.000Fcfa. Pour moi, les prix n’ont pas augmenté, mais les gens n’ont pas d’argent. Il y a eu trop de problèmes cette année», a expliqué Fatoumata Coulibaly qui était accompagnée de ses trois enfants. Selon une autre mère de famille qui a préféré garder l’anonymat, la crise a touché tous les secteurs et elle a déboursé 30.000Fcfa pour coudre deux complets de ses enfants. «Ma belle-sœur est tailleur et c’est elle qui s’occupe de toute la famille. Mais avec elle, je paie par tempérament», indique notre interlocutrice.
Dans l’atelier de Daouda à Lafiabougou, l’ambiance est tout autre. Une dizaine de personnes, composées de tailleurs et d’apprentis tailleurs, travaillent dans cet atelier. Ici, la clientèle a l’embarras du choix entre les modèles et les broderies. Selon Daouda, le nombre de commandes a légèrement baissé cette année, avoue-t-il, «depuis deux semaines, nous travaillons nuit et jour pour pouvoir terminer le travail». Le tailleur précisera que chaque année, l’atelier se fixe un délai d’au moins deux semaines avant la fête pour recevoir les commandes. Cela a encore été le cas cette année et certains clients ont été «recalés».
Sinè TRAORE
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